Le quart-arrière de McGill s'inspire d'un joueur de la NFL: «Je veux être la version canadienne de Taysom Hill»


Richard Boutin
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EDMONTON | Comme ce fut le cas pour Mathieu Bertrand et Marc-Olivier Brouillette avant lui, le quart-arrière Éloa Latendresse-Régimbald évoluera à une autre position dans les rangs professionnels.
Doté de grandes qualités athlétiques, le pivot des Redbirds de McGill accepte cette réalité sans problème. Invité au camp d’évaluation de la LCF à Edmonton comme quart-arrière, Latendresse-Régimbald verra aussi de l’action comme receveur à la demande de plusieurs équipes et c’est à cette position que se passera son futur chez les pros.
Latendresse-Régimbald a de grandes ambitions. « Je veux être la version canadienne de Taysom Hill, a-t-il lancé. Hill est très habile avec le ballon dans les mains, mais il contribue aussi de différentes façons en offensive et sur les unités spéciales. »
« Je veux être un couteau suisse comme lui, de poursuivre Latendresse-Régimbald. Je veux faire les faufilades, être impliqué comme receveur où je pourrais mettre à contribution mon explosion comme demi-inséré et jouer sur les unités spéciales. »
Très mobile et excellent dans les situations de courts gains, Hill est le quart-arrière réserviste des Saints de La Nouvelle-Orléans. Il s’aligne aussi parfois comme receveur, centre-arrière, ailier rapproché et voit de l’action sur les unités spéciales.
Les spécialistes des courts gains sont devenus une denrée très recherchée. « C’est l’une de mes forces, a-t-il indiqué. Ce genre de jeu où tu tentes de gagner une ou deux verges est une excellente opportunité de réussir un jeu explosif. Il y a 12 gars qui te rentrent dedans et l’expérience joue un grand rôle. »
Prêt à tout pour jouer au prochain niveau
S’il a cru longtemps pouvoir atteindre la LCF comme quart-arrière, le produit des Cheetahs de Vanier est maintenant à l’aise à l’idée de changer de position.
« Ce ne fut pas toujours clair, mais je suis maintenant prêt à tout pour avoir une opportunité au prochain niveau, a-t-il raconté. Je veux montrer mon talent et prouver que je suis en mesure de faire la transition. Je ne développerai pas les habiletés d’un receveur en une fin de semaine, mais je veux montrer que c’est possible et que le potentiel est là. Je veux aider une équipe, peu importe le rôle qu’on me donnera. »
S’il ne perce pas l’alignement d’une équipe de la LCF dès cette année, le pivot serait-il prêt à évoluer comme receveur avec les Redbirds pour sa dernière saison ? « Ça va dépendre des options que la LCF me proposera. Si on considère que c’est une étape nécessaire dans mon adaptation, c’est une option que je vais considérer. »
Les Redbirds ont mis la main sur le quart-arrière Elliot Drapeau, une recrue prometteuse.
Pour l’avoir vu au camp d’entraînement des Alouettes de Montréal le printemps dernier où il avait obtenu un stage pour les quarts-arrières et pendant sa carrière universitaire, Danny Maciocia est pleinement conscient des qualités athlétiques de Latendresse-Régimbald.
« Éloa est un athlète qui va jouer à une autre position dans la LCF, a résumé le directeur-gérant des Alouettes de Montréal. Il pourra être utilisé sur les unités spéciales, en situation de 3e essai sur les courts gains et comme receveur intérieur parce qu’il court bien. Il n’a pas peur du contact et n’a pas froid aux yeux. Il coche plusieurs cases. »
« C’est impossible de me faire frapper plus que je l’ai été à McGill, de renchérir le principal intéressé, et je suis habitué de mettre mon corps en jeu. »
En 2004 à Edmonton, Macicoia avait vécu une situation similaire. Quart-arrière étoile avec le Rouge et Or de l’Université Laval, Mathieu Bertrand avait été transformé en centre-arrière où il a connu une carrière de près de dix ans dans la LCF. « On avait gagné notre pari », rappelle le coordonnateur offensif à l’époque.
Quant à Brouillette, il a évolué comme maraudeur avec les Alouettes après son parcours universitaire avec les Carabins de l’Université de Montréal.