Le proprio des Hawks s’en prend aux journalistes
Agence QMI
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Le propriétaire des Blackhawks de Chicago, Rocky Wirtz, y est allé d’une sortie maladroite, mercredi, lorsqu’est venu le temps de répondre aux journalistes quant à l’affaire Kyle Beach, qui a éclaboussé l’organisation dans les derniers mois.
Invité à un panel de discussion sur l’avenir des «Hawks», Wirtz a eu maille à partir avec Mark Lazerus, du site sportif The Athletic. Ce dernier a demandé à Danny Wirtz, le président-directeur général de l’équipe, de quelle façon les Blackhawks allaient pouvoir s’assurer qu’une situation comme celle de Kyle Beach ne se reproduise pas.
«Je répondrai à cette question, pas Danny. Je crois que le rapport [d’enquête] parle de lui-même. Les gens qui étaient impliqués ne sont plus ici. Nous ne regarderons pas derrière à 2010, nous regardons vers l’avenir. Et nous ne parlerons pas de 2010», a mentionné Rocky Wirtz.
Here’s the full segment/video. Just ridiculous from Rocky Wirtz. pic.twitter.com/9k9QxKW0gI
— Wally Maz (@WallMaz35) 3 février 2022
Rappelons que l’ex-hockeyeur Kyle Beach avait été persécuté par le responsable de la vidéo des Blackhawks pendant les séries éliminatoires de 2010. L’ancien espoir s’est entendu à l’amiable avec le club de Chicago après qu’il ait intenté une poursuite pour contester la façon dont la formation a traité ses allégations d’agression sexuelle.
Le directeur général Stan Bowman et le vice-président des opérations hockey Al MacIsaac avaient remis leur démission dans la foulée des révélations, en novembre.
Sur la défensive
Arrivant à peine à glisser un mot face à un Rocky Wirtz visiblement en colère, Lazerus a été invectivé par l’homme d’affaires. «Non, ça ne vous regarde pas. Rien ne vous regarde. Ce que nous faisons aujourd’hui ne regarde que nous. Je ne crois pas que ça vous regarde», a répété l’homme de 69 ans.
«Nous ne parlerons pas de Kyle Beach. Nous ne parlerons pas de ce qui s’est passé. Maintenant nous passons à autre chose. Qu’est-ce que je dois dire de plus? Vous voulez poser toujours la même question? Posez-en une autre», a conclu Wirtz devant une foule de membres des médias laissée sans mot.
Face à Phil Thompson, du «Chicago Tribune», Wirtz a préféré s’attaquer au quotidien représenté par le journaliste plutôt que de répondre de ses actes dans le dossier Kyle Beach. «Parlons des choses négatives. Vous voulez parler de votre journal et de quoi a l’air la page des sports? Devrais-je faire ça? Vous ne pouvez même pas parler de nos pointages.»
Sur Twitter, plusieurs journalistes et partisans ont critiqué la sortie publique du propriétaire et ont appelé le commissaire de la Ligue nationale de hockey Gary Bettman à réagir à l’attitude de Wirtz.