Le propriétaire des Sénateurs a été «surpris» de l’aide gouvernementale aux Kings

Kevin Dubé
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Contrairement aux Kings de Los Angeles, le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Michael Andlauer, n’a demandé aucune aide financière du gouvernement pour que son équipe vienne passer quelques jours à Québec durant son camp d’entraînement, en septembre prochain.
Rappelons que la venue des Kings avait créé tout un émoi au Québec lorsqu’il avait été annoncé que le gouvernement provincial s’engageait à subventionner leur visite pour un montant allant de 5 à 7 M$.
Prudents, après la controverse de l’an dernier, autant Gestev que les Sénateurs ont tenu à préciser qu’une subvention gouvernementale n’a jamais été dans les cartons.
«Cette entente a eu lieu entre deux organisations privées. Si les Sénateurs viennent, c’est parce que Michael [Andlauer] avait envie de s’investir à Québec», a assuré le chef de l’exploitation de Gestev, Martin Tremblay.
Viable sans subvention
«Je n’ai jamais eu l’intention de demander des fonds gouvernementaux, a ensuite tranché Andlauer. J’ai été un peu surpris, pour dire la vérité, comme beaucoup de Québécois.»
Invité à préciser sa pensée, Andlauer a assuré qu’une équipe de la LNH n’a pas besoin d’aide financière pour organiser un tel événement.
«Financièrement, ça se fait. Pour les gens du centre Vidéotron, ce sera bon et, pour nous, c’est neutre puisqu’on ne joue pas au centre Canadian Tire. C’est tout.
«On ne va pas perdre d’argent. Oui, ce sont des matchs qu’on aurait pu présenter dans notre aréna, donc des revenus qu’on perd quand même, mais c’est viable financièrement.»
«Indécent»
Les commentaires de M. Andlauer ont évidemment fait leur chemin jusqu’à l’Assemblée nationale du Québec.
«C’est tout dire de la frivolité avec laquelle le gouvernement de la CAQ utilise l’argent des contribuables, a réagi le député péquiste de Jean-Talon, Pascal Paradis. Dommage d’avoir à le réitérer, mais c’était juste indécent de donner des millions de fonds publics à des millionnaires qui n’en avaient pas besoin pour les matchs des Kings à Québec.»
Le Mondial junior en péril?
Il va sans dire, le sujet est épineux. La tempête créée par la subvention fait en sorte que tout le monde marche sur des œufs. Lundi, Martin Tremblay a tenu à rappeler que Gestev n’était pas derrière l’aide financière offerte par le gouvernement aux Kings.
«Je vais juste mentionner que, la dernière fois, Gestev était l’entité engagée pour faire de ce camp un succès. On n’était pas dans les négociations. Maintenant, je sais que dans la LNH, les gens l’ont vu: on a attiré 34 600 personnes et on n’a donné aucun billet. Ç’a eu des répercussions.»
Par ailleurs, la crainte au gouvernement de s’investir à nouveau dans un projet sportif d’envergure semble faire en sorte que le projet visant à attirer le Championnat mondial de hockey junior de 2029 et le Mondial féminin 2027 branle dans le manche. Gestev doit remettre son montage financier à Hockey Canada et, selon des informations rapportées par le FM93 la semaine dernière, attend toujours de savoir si le gouvernement provincial est de la partie ou non.
«On espère que le montage financier va pouvoir se faire cette semaine. Il s’agit de l’étape qui précède toute la négociation pour en venir à une entente contractuelle mais, clairement, on souhaiterait attacher le dossier cette semaine», s’est contenté de dire Martin Tremblay.
– Avec la collaboration de Marc-André Gagnon