Tous les résultats
Publicité

Le programme qui a changé le hockey américain

Cole Caufield fait partie des nombreux joueurs qui ont grandi au sein du Programme de développement national des États-Unis.
Cole Caufield fait partie des nombreux joueurs qui ont grandi au sein du Programme de développement national des États-Unis. Rena Laverty - USA Hockey
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-02-12T20:23:00Z

Partager

Quand on écoute les joueurs américains parler, le Programme national de développement est presque comme une secte.

Fondé en 1996 et regroupant des équipes de joueurs de moins de 18 ans et de moins de 17 ans, le programme a donné un élan au hockey aux États-Unis, qui n’ont plus grand-chose à envier au Canada.

Juste chez le Canadien, Lane Hutson et Cole Caufield sont issus de ce programme et c’est le cas pour la plupart des joueurs qui portent les couleurs bleu-blanc-rouge lors de la Confrontation des 4 nations.

«On a vraiment vu une progression du hockey américain avec ce programme. Je ne crois pas qu’il y avait autant de talent dans la USHL et dans les rangs collégiaux il y a une dizaine d’années», confirme Zach Werenski, qui a évolué au sein du programme en 2013-2014.

Esprit de corps

Le programme connaît un tel succès qu’en comptant la présente saison, 408 anciens membres de celui-ci ont été repêchés dans la LNH. Lors de la seule séance de 2019, 17 joueurs ont été repêchés alors qu’ils évoluaient au sein du programme, un record.

«Tout découle du programme et de ce que nous avons bâti au sein de celui-ci. Il y a un élément de fierté qui a un effet boule de neige», confirme Brady Tkachuk, qui va encore plus loin.

Publicité

«Quand tu as 16 ou 17 ans et que tu passes deux ans de ta vie avec les mêmes gars tous les jours, on devient très proches les uns des autres. Ce sont des années formatrices, c’est l’école secondaire et ça reste là, cette fraternité qui se développe», souligne celui qui en a été membre de 2015 à 2017.

J.T. Miller, qui a fait partie du programme il y a une quinzaine d’années, ajoute que la structure offre un cadre important aux jeunes joueurs.

«Le programme nous enseigne la bonne manière de nous comporter sur la glace et en dehors de celle-ci. C’est un peu comme un mantra et on peut ensuite partager nos expériences.»

Une famille

C’est donc comme un esprit de famille qui règne au sein de l’équipe, comme si cette Confrontation des 4 nations était l’Action de grâce où tout le monde se retrouve chez nos voisins du Sud.

«Ça fait trois jours que nous sommes ensemble et c’est probablement la période de trois jours où j’ai le plus ri dans ma vie», admet Brady Tkachuk.

«J’ai mal au ventre tellement je ris, ajoute son frère Matthew. Ça nous ramène un peu à l’époque où nous étions jeunes et que nous allions en tournoi. Je crois que nous avons fait un très bon travail afin de former une complicité rapidement.»

Cette franche camaraderie et cette formation à la même école pourraient être un avantage non négligeable pour les Américains, qui ont su rapidement créer un bon esprit d’équipe, ce qui est essentiel dans une courte compétition.

«Notre cheminement au sein du programme nous aide à créer une chimie plus rapidement, reconnaît Zach Werenski. C’est certainement un avantage pour nous parce que tout le monde connaît tout le monde.»

Publicité
Publicité