Le prochain chef du PLC devra parler français
Selon trois ministres libéraux

Zoé Arcand
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Au moins trois ministres fédéraux déclarent que le prochain chef du Parti libéral du Canada (PLC) devra maîtriser le français.
«Il va sans dire que le prochain chef du Parti libéral du Canada devra être capable de communiquer en français et en anglais, les deux langues officielles du Canada», a publié le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie et député de Saint-Maurice–Champlain dans X vendredi dernier.
Il va de soi que le ou la prochaine chef du Parti libéral du Canada doit pouvoir s’exprimer autant en français qu’en anglais, les deux langues officielles du Canada.
— François-Philippe Champagne (FPC) 🇨🇦 (@FP_Champagne) January 11, 2025
Il est tout aussi important d’avoir un débat en français.
Le 9 mars, faites entendre votre voix! pic.twitter.com/3gABj8vLg1
François-Philippe Champagne n’est pas le seul à s’être prononcé en ce sens le 10 janvier. Jean-Yves Duclos, le ministre des Services publics et de l’Approvisionnement occupant également le rôle de lieutenant du Québec a lui aussi insisté, dans le réseau social d’Elon Musk, pour que le prochain chef du parti soit «impérativement» bilingue.
Respect et valeurs
«C’est une question de respect et de valeur», a-t-il expliqué, soulignant que le bilinguisme du prochain chef était «essentiel pour maximiser [ses] chances de gagner les prochaines élections».
Le français et l’anglais font parties intégrantes de l’identité canadienne. Le prochain chef du Parti libéral devra impérativement être bilingue. C’est une question de respect et de valeurs. C’est aussi essentiel pour maximiser nos chances de gagner les prochaines élections.
— Jean-Yves Duclos (@jyduclos) January 10, 2025
Le même jour, Steven MacKinnon, député de Gatineau et ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, a fait écho à ses frères d’armes dans X.
«Pour moi, le bilinguisme signifie apprécier le fait français au Canada, apprécier le Québec dans son ensemble et toutes les communautés du pays, qu’elles soient francophones ou anglophones».
Il est crucial pour le Parti libéral d'avoir un chef bilingue. Pour moi, le bilinguisme signifie apprécier le fait français au Canada, apprécier le Québec dans son ensemble et toutes les communautés du pays, qu'elles soient francophones ou anglophones.
— Steven MacKinnon (@stevenmackinnon) January 10, 2025
François-Philippe Champagne a d’ailleurs affirmé que la maîtrise du français par le futur chef devrait être suffisamment bonne pour qu’il puisse débattre.
Un candidat controversé
Ces prises de position ne sont pas anodines puisque la veille, un candidat à la chefferie libérale, Chandra Arya, a avoué ne pas parler français en plus de minimiser l’importance de la langue pour les Québécois.
«Pour les Québécois et les anglophones au Canada, ce n’est pas la langue qui est importante, c’est ce que nous leur livrons,» a déclaré le député ottavien lors d’une entrevue donnée à CBC.
En 2023, le député d’origine indienne avait attiré l’attention en parrainant une pétition pour demander au gouvernement Trudeau d’annuler son projet de registre d’agents étrangers.
Voir: Ingérence étrangère: une candidature à la chefferie du PLC soulève des «drapeaux rouges»
Cette opposition au registre a soulevé des drapeaux rouges en matière d’ingérence étrangère chez des experts.