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Le printemps du Canadien

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2025-04-17T22:20:00Z

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Le vrai printemps commence. Le seul qui nous comble. Le printemps du Canadien.

Ce que ce groupe de gars a réalisé cette année est colossal. Partis de rien au tournoi de golf alors que les dirigeants parlaient d’être dans le «mix», sans plus...

Menés par des vétérans qui eux avaient envie de plus, les Savard, Gallagher et Anderson qui ont eu tôt fait de faire ressortir la fierté, au sacrifice de leurs corps meurtris.

Josh Anderson a passé plus de temps en salle de thérapie qu’avec ses patins dans les pieds cette saison. David Savard a crié «ayoye» plus souvent que Gerry Boulet l’a chanté dans sa carrière.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Le capitaine Suzuki a montré le chemin, avec toujours l’objectif commun en point de mire: faire mentir tous les experts. Surprendre le monde du hockey en entrant en séries éliminatoires.

Cole Caufield est devenu un joueur beaucoup plus complet cette année. Son sacrifice défensif combiné à son flair pour le filet le rend indispensable. Que dire de son sourire contagieux et désormais légendaire?

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Patrik Laine, qu’on le veuille ou non, qu’on l’aime ou non, a eu un impact aussi immédiat que grandiose lorsqu’il a finalement rejoint le groupe. On peut accuser Laine de plusieurs torts, mais son désir de jouer et de faire partie de la solution ne peut pas être contesté. Il a eu un effet immense sur le jeune groupe de joueurs.

Une fois que j’ai dit tout ça, comment ignorer l’impact surdimensionné de Lane Hutson? Le mérite de cette adhésion aux séries revient d’emblée à tout le groupe, mais il faut admettre que sans la contribution exceptionnelle du diminutif défenseur, on n’y serait pas.

Ce qui m’amène à Martin St-Louis. Martin qui a grandi en regardant le Canadien avec son papa dans le salon familial. Qui a eu tôt fait de porter fièrement le numéro 26 en hommage à Mats Naslund.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Martin qui est finalement parti au Vermont sans jamais revenir. Martin qui a quémandé au Canadien de lui accorder une chance lorsque personne ne voulait le faire, qui a finalement réussi ailleurs.

Martin qui a tout surmonté avant de tout gagner, à force de ténacité, de cœur et de talent. Martin qui, sorti de nulle part, est débarqué frais comme une rose derrière le banc de «son» club il y a à peine trois ans de ça...

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La confiance que Martin a reçue de ses patrons immédiats, Jeff Gorton et Kent Hughes, n’a jamais connu la pareille précédemment dans la marmite la plus bouillante de la Ligue nationale. «Gorton & Hughes & associates» ont eu raison, puisque probablement une ou deux saisons avant l’échéancier prévu, la reconstruction est terminée et Montréal est en séries.

Martin a vraiment une tête dure, c’est affolant. À 3-1 après 40 minutes de jeu, mercredi soir, sa gestion de banc a été atroce.

Devant un adversaire diminué, le CH pouvait gagner 5 ou 6-1 facile...

Les joueurs de talent se sont replacés. Ils avaient faim et c’est à eux que j’aurais confié la mission de mettre le match hors de portée en troisième période. Plutôt que de confier aux vétérans et autres joueurs de dimension défensive de défendre et protéger l’avance.

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Une seule présence pour Ivan en troisième période... un air de Saint-Pétersbourg. Trois présences pour Laine. Je pense que ce groupe de gars de plus en plus rempli de talent performe à son mieux sur la pointe des pieds, à attaquer sans relâche peu importe le score. Il sera toujours temps d’apprendre ce qui est le plus facile, défendre. Je dis ça, je dis rien, parce qu’au fond, je suis plus qu’heureux. Le Canadien s’en va en séries sous les ordres de Martin St-Louis!

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