Un historien dément la version officielle de la fin de vie du prince Philip
Adapté par Isabelle Hontebeyrie
Partager
Dans sa biographie Queen Elizabeth II, l’historien Hugo Vickers dément la version officielle de la fin de vie du prince Philip. L’ouvrage s’appuie sur des témoignages internes pour rectifier le récit de Buckingham.
• À lire aussi : La vie des sœurs York chamboulée
• À lire aussi : De Madrid à Oslo : la future Europe des reines
• À lire aussi : Meghan Markle : Netflix, c’est fini !
Alors que le certificat de décès invoquait la « vieillesse », Hugo Vickers révèle que le duc d’Édimbourg souffrait d’un myélome, un cancer de la moelle osseuse dissimulé pendant cinq ans pour préserver l’image de la Firme.
L’historien documente également le retrait du prince après sa retraite, en 2017. « Le prince Philip s’était installé seul à Wood Farm », sur le domaine de Sandringham, où il était régulièrement rejoint par sa confidente et amie, Penny Mountbatten, comtesse Mountbatten de Birmanie. Ce mode de vie, séparé de celui de la reine, restée à Windsor pour ses obligations d’État, a duré quatre ans.
Vickers détaille avec précision la dernière nuit du duc, alors âgé de 99 ans. Le prince « a faussé compagnie à ses infirmières, s’est traîné dans le couloir avec son déambulateur, s’est servi une bière qu’il a bue dans la Oak Room. Le lendemain matin, 9 avril 2021, il s’est levé, a pris un bain, a dit qu’il ne se sentait pas bien et s’est éteint paisiblement. » Le récit d’un départ en présence de la souveraine est infirmé par l’historien : « Elle n’était pas là quand il est mort. » La Reine a été alertée par le personnel soignant de l’imminence du dénouement, mais elle n’est entrée dans la chambre que quelques minutes après le décès. Le palais a délibérément omis ce détail chronologique dans sa communication afin de présenter une version unifiée de cet adieu.