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Le prêt de 30M$ à un roi d’Airbnb dénoncé

Les partis d’opposition condamnent l’aide de Québec

La députée solidaire Ruba Ghazal à l’Assemblée nationale en février 2020.
La députée solidaire Ruba Ghazal à l’Assemblée nationale en février 2020. Photo d'archives
Photo portrait de Jean-François Cloutier

Jean-François Cloutier

2022-06-09T04:00:00Z

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En pleine crise du logement, les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale dénoncent un prêt de 30 millions $ de Québec à l’entreprise américaine de location à court terme Sonder. 

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Québec solidaire, le Parti libéral et le Parti Québécois ont tour à tour critiqué hier la décision de Québec d’accorder 30 millions $ à Sonder pour l’établissement d’un centre de croissance dans la métropole. 

Une première tranche du prêt de 6 millions $ a été attribuée par Québec récemment, et le reste suivra durant les quatre années suivantes. Aucune somme n’a toutefois encore été prélevée par Sonder, selon une porte-parole de l’entreprise.

« Donner 30 millions $ d’argent public au roi d’Airbnb, qui empire délibérément la crise du logement, c’est tout simplement scandaleux ! » a écrit Ruba Ghazal, de Québec solidaire, dans un communiqué. 

Selon elle, le gouvernement devrait faire marche arrière sur le prêt.

« Le plan de la CAQ en logement égale encourager une compagnie américaine à développer de l’hébergement de court terme », a de son côté tweeté la cheffe du Parti libéral, Dominique Anglade.

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« On exige que le gouvernement fasse enquête sur ce dossier et qu’il suspende dès maintenant les versements de l’aide de 30 M$ à l’entreprise », a réclamé Meganne Perry Melançon, porte-parole en matière d’habitation au PQ.

Très actif à Montréal

Notre Bureau d’enquête a rapporté hier que Sonder offre des dizaines de logements sur Airbnb dans le Sud-Ouest, Ville-Marie et le Plateau Mont-Royal, où la crise du logement est prononcée.

Sonder exploite la majorité de ses établissements montréalais en toute légalité, grâce notamment à des droits acquis ou une dérogation à la réglementation municipale.

Mais selon le Regroupement des comités logements et associations de locataires du Québec (RCLALQ), ces droits acquis « n’ont pas lieu d’être ».

« La perte de logement [...] est très importante, surtout pour les logements abordables, soutient le porte-parole Cédric Dussault. Que ces entreprises aient des droits acquis, c’est excessivement choquant. Dans certains cas, il faudrait revenir en arrière et reconvertir en location traditionnelle. »

L’Association hôtellerie Québec et l’Association des hôtels du Grand Montréal ont réagi en insistant sur la nécessité pour les locateurs à court terme de type Airbnb d’être soumis aux mêmes règles que les hôteliers traditionnels.

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