Le président iranien promet de «reconstruire» les sites nucléaires frappés par Israël et les États-Unis

AFP
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Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a assuré dimanche que son pays «reconstruirait» les sites nucléaires bombardés en juin par Israël et les États-Unis, au moment où le médiateur omanais exhorte Téhéran et Washington à reprendre leurs pourparlers.
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L’Iran et les États-Unis, ennemis depuis quatre décennies, avaient entamé en avril des négociations sous la médiation du Sultanat d’Oman autour du programme nucléaire iranien, objet de tensions avec les pays occidentaux.
Mais ces discussions sont au point mort depuis l’attaque-surprise d’une ampleur inédite lancée par Israël contre l’Iran le 13 juin, qui a déclenché un conflit de 12 jours entre les deux pays, au cours duquel les États-Unis ont aussi frappé trois importants sites nucléaires iraniens.
L’armée américaine a bombardé le 22 juin le site souterrain d’enrichissement d’uranium de Fordo, au sud de Téhéran, et des installations nucléaires à Ispahan et Natanz dans le centre du pays.
Le président américain, Donald Trump, assure depuis plusieurs mois que les sites ont été «anéantis», mais l’étendue précise des dégâts n’est pas connue.
«Détruire des bâtiments [...] ne nous fera pas reculer. Nous reconstruirons et nous reconstruirons avec plus de force» ces installations, a déclaré dimanche le président iranien, qui s’exprimait lors d’une visite à Téhéran au siège de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.
Bien avant la guerre de juin, Massoud Pezeshkian avait déjà affirmé en février que si les ennemis du pays détruisaient «une centaine [d’installations nucléaires], nos enfants en construir[aient] mille».
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait pour sa part affirmé fin octobre que Donald Trump, «rêv[ait]» s’il pensait avoir détruit les sites nucléaires iraniens.
Le Sultanat d’Oman, qui avait accueilli au printemps plusieurs cycles de discussions entre les États-Unis et l’Iran, a exhorté samedi les deux pays à reprendre le chemin du dialogue.
Interrogée sur l’offre de médiation omanaise, la porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani, a déclaré dimanche que Téhéran «avait reçu des messages» concernant une reprise des pourparlers, mais sans apporter de précision sur leur contenu ou leur expéditeur.
Les pays occidentaux et Israël, ennemi juré du pouvoir iranien, soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique. Téhéran se défend vigoureusement d’avoir de telles ambitions militaires et affirme développer le nucléaire pour des besoins civils.