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Le président de l'Iran meurt dans un accident d'hélicoptère

AFP

Agence France Presse

2024-05-20T07:00:50Z
2024-05-20T15:34:40Z

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Le président iranien Ebrahim Raïssi et son ministre des Affaires étrangères sont morts dans un accident d'hélicoptère dans le nord-ouest de l'Iran, a annoncé lundi le gouvernement de ce pays.

Le décès du président, âgé de 63 ans, ouvre une période d'incertitude politique en Iran, au moment où la région est secouée par la guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas palestinien, un allié de l'Iran.

Rappelons que l'Iran a lancé une attaque inédite le 13 avril contre Israël, avec 350 drones et missiles, dont la plupart ont été interceptés avec l'aide des États-Unis et de plusieurs autres pays alliés.

• À lire aussi: Où se trouvent l'Iran et Israël? Une carte pour mieux comprendre

Élu en 2021, Ebrahim Raïssi était considéré comme l'un des favoris pour succéder au Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, âgé de 85 ans.

L'hélicoptère avait disparu dimanche

L'hélicoptère du président a disparu dimanche en début d'après-midi alors qu'il survolait une région de l'Iran escarpée et boisée dans des conditions météorologiques difficiles avec de la pluie et un épais brouillard. La perspective de découvrir vivants le président et les huit autres passagers, avait progressivement diminué durant la nuit.

Cette photo fournie par une agence de presse iranienne montre l'hélicoptère du président s'envoler dimanche.
Cette photo fournie par une agence de presse iranienne montre l'hélicoptère du président s'envoler dimanche. AFP

Le décès du président a été annoncé lundi en début de matinée par les agences de presse et les sites d'information après la découverte de l'épave de l'hélicoptère à l'aube. La télévision d'État a parallèlement diffusé des chants religieux en montrant des photos du président.

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Un président ultraconservateur

Raïssi, qui avait le titre d'ayatollah, présidait la République islamique depuis près de trois ans.

Considéré comme un ultraconservateur, il avait été élu le 18 juin 2021 dès le premier tour d'un scrutin marqué par une abstention record pour une présidentielle et l'absence de concurrents de poids.

Toujours coiffé de son turban noir et vêtu d'un long manteau de religieux, il avait succédé au modéré Hassan Rohani, qui l'avait battu à la présidentielle de 2017.

Il était soutenu par la principale autorité de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a appelé dimanche «le peuple iranien» à «ne pas s'inquiéter», car «il n'y aura pas de perturbation dans l'administration du pays».

Le Guide suprême devait donner son approbation à la nomination du premier vice-président, Mohammad Mokhber, en remplacement temporaire de M. Raïssi, en attendant la tenue d'une élection présidentielle dans les 50 jours.

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