Entouré de huit candidats et d’un candidat, le chef du Parti québécois a fait la promesse de créer un ministère à part entière de la Condition féminine, s’il est élu.
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L’annonce survient quelques jours à peine après le meurtre de Gisèle Itale Betondi, une mère de trois enfants, à Lasalle. Son ex-conjoint et père des enfants a été accusé, hier. Il n’en est pas à ses premières accusations en matière de violence conjugale et il lui était interdit d’approcher son ex-conjointe.
Paul St-Pierre Plamondon a rappelé que depuis le début de l’année 2022, il y a eu 8 féminicides au Québec. « C’est environ un par mois », a-t-il illustré. En 2021 a aussi été une année meurtrière pour les femmes. «26 femmes ont été tuées dont le 2/3 l’ont été dans un contexte conjugal, c’est inacceptable », a-t-il ajouté.
Un ministère de la Condition féminine serait, par exemple, responsable d’assurer l’efficacité d’un plan d’action pour lutter contre la violence conjugale. Actuellement, la condition est un secrétariat et la ministre déléguée, Isabelle Charest, relève du ministère du Conseil exécutif.
Le ministère aurait notamment la responsabilité de s’assurer du suivi du rapport d’Expert «Rebâtir la confiance» déposé en décembre 2020 par le comité transpartisan sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale.
« Certaines ont été mises en œuvre, d’autres ne l’ont toujours pas été», a expliqué M. Saint-Pierre Plamondon ajoutant que certaines ont même été oubliées ou ont été mises en place mais que partiellement.
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