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Le PQ n’exclut pas une aide pour la cimenterie McInnis mais pas tant qu’elle est récalcitrante

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Photo portrait de Annabelle Blais

Annabelle Blais

2022-09-06T23:51:04Z

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De passage en Gaspésie, le PQ dit vouloir mettre au pas la cimenterie McInnis en «l’accompagnant» pour l’aider à réduire ses émissions de GES et de poussières. La porte n’est pas fermée à une aide financière, mais pas tant que l’entreprise «récalcitrante» ne respecte pas les normes. 

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Il n’est pas question de fermer l’usine. «Si on la ferme, les activités vont se déplacer ailleurs dans le monde probablement dans un endroit où la réglementation n’est pas aussi forte au niveau environnemental», affirme le chef du PQ Paul St-Pierre Plamondon lors d’une mêlée de presse où le thème de la cimenterie s’est imposé.

L’accompagnement sera pour les aider à identifier les technologies pour réduire les GES. Quant à une aide financière, le chef dit: «ce sera quelque chose à négocier si jamais le gouvernement va plus loin, en impose davantage.»

Il précise que son parti prévoit 1 milliard $ pour la «transition juste» qui vise les travailleurs et la transformation de l’économie, mais qu’il ne s’engagera pas, tant que l’entreprise est « récalcitrantes à se conformer».

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Photo Annabelle Blais
Photo Annabelle Blais

« Nous, on s’engage à réduire le plus possible les émissions de cette usine », a-t-il ajouté. Le candidat du comté de Bonaventure, Alexis Deschênes, ajoute que l’usine doit aussi respecter les normes. L’usine a, en effet, de gros problèmes depuis deux ans et émet des poussières collantes. Le gouvernement menace d’utiliser une ordonnance pour la forcer à cesser les rejets, mais rien n’a encore été mis en exécution.

« En ce moment, c’est comme une passe gratuite, ajoute M. St-Pierre Plamondon. L’entreprise ne respecte pas ses obligations qu’elle avait pris à l’époque et il n’y a juste pas de suivis.»

Or depuis que le projet a été remis sur la table par le gouvernement péquiste de Pauline Marois, il était déjà dit à l’époque que la cimenterie deviendrait le plus gros émetteur de gaz à effet de serre.

Biomasse forestière

Pour forcer l’entreprise à réduire ses GES, M. St-Pierre Plamondon veut exiger le respect de ses promesses notamment en matière de biomasse forestière. Ciment McInnis, qui appartient aujourd’hui à Ciment St-Marys (Votorantim Cimentos), s’était engagé en 2014 à remplacer jusqu’à 50% la coke de pétrole par des résidus forestiers comme combustible.

Photo courtoisie
Photo courtoisie

En septembre 2014, Florence Gauthier l’ex-porte-parole de Ciment McInnis déclarait: «On se demande d’où sont partis ceux qui disent qu’on va être le plus grand pollueur, c’est faux [...] Dès la deuxième année, on va déjà aller vers la biomasse, vers des solutions de rechange.»

Huit ans plus tard, la cimenterie, en exploitation depuis 2017, est devenue en 2020 le plus grand pollueur et l’utilisation de biomasse forestière se fait toujours attendre. Respecter la promesse du 50% de biomasse serait «improbable» avec les techniques actuelles, avait indiqué Ciment McInnis au Soleil en 2020.

«En date d’aujourd’hui, on pense que les technologies peuvent nous amener beaucoup plus loin en termes de réduction, croit M. St-Pierre Plamondon. Donc on va les accompagner et les contraindre une fois que l’accompagnement a été fait.»

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