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Le plus beau souvenir de Leylah Fernandez à l'Omnium Banque Nationale n'est peut-être pas celui que vous pensiez

Photo d'archives, Martin Chevalier
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-07-10T19:02:20Z

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Une grande victoire, sa première présence, la foule qui l'acclame? Non, ce n'est pas le plus beau souvenir que conserve à ce jour Leylah Fernandez de ses présences à l'Omnium Banque Nationale, que ce soit à Montréal ou à Toronto.

Le moment le plus cher que la Québécoise y a vécu remonte à beaucoup plus longtemps, a-t-elle raconté mercredi, lors d'une visioconférence dans le cadre du dévoilement des joueuses qui seront présentes à l'édition torontoise du tournoi (que vous pouvez trouver ici). 

«Je conserve un souvenir précieux avec mes parents et ma soeur, a dit Leylah. Une fois, on marchait pour se rendre au tournoi à Montréal. Il faisait beau, on se disait que c'était une super journée pour aller voir du tennis.»

«Après être allés voir [Rafael] Nadal s'entraîner, la pluie a commencé à tomber très fort, a-t-elle continué. On était détrempés, on courait, mais ma sœur et moi, on ne pouvait pas arrêter de rire!»

Parce que non, la journée de Leylah n'avait pas été complètement gâchée par les aléas de dame Nature, ceux qui sont bien connus des amateurs de tennis. 

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«Pour moi, c'était plutôt la plus belle journée de ma vie, parce que j'avais finalement pu avoir un autographe de Nadal» avant le déluge, s'est-elle souvenue. 

Terre battue, gazon, terre battue, dur...

Le cadre sera totalement différent cette fois, à Toronto, du 4 au 12 août. C'est que non seulement Fernandez sera sur le terrain, avec les points de sa superbe ronde des 16 de l'an dernier à défendre, mais aussi, que le contexte de cette année olympique est particulièrement éprouvant pour les joueurs. 

Ces derniers auront dû jouer, à quelques semaines d'intervalle, sur terre battue, sur gazon, puis à nouveau sur terre battue aux Jeux, dans la semaine précédant le tournoi canadien, qui lui, est disputé sur le dur. 

Ce n'est rien de facile pour le corps, a confirmé la 25e raquette mondiale, qui songe à alterner les entraînements sur l'ocre et sur le dur dans les prochains jours afin d'arriver fin prête pour les deux épreuves d'importance. 

Incapable de trancher

D'ailleurs, questionnée par un collègue à savoir si elle préférait remporter une médaille aux J.O. ou le titre dans le pays qui l'a vue grandir, la Lavalloise d'origine a longuement hésité. 

«C'est dur à dire. Les Jeux, c'est spécial, ça n'arrive qu'une fois aux quatre ans. [...] Mais l'Omnium Banque Nationale, c'est disputé chez moi. Ah, je suis incapable de répondre à ça, désolée!» a finalement lancé la raquette de 21 ans. 

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