Italie 2026: la vedette québécoise Éliot Grondin fait partie du couple le plus cool du snowboard mondial
Il a trouvé l'amour grâce à sa passion

Richard Boutin
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Le planchiste Éliot Grondin compte sur une alliée de taille sur le circuit de la Coupe du monde.
Champion mondial en snowboard cross pour la première fois et vainqueur d’un deuxième Globe de cristal l’an dernier, Grondin sera à la recherche du seul titre qui lui manque à l’occasion des Jeux de Milan-Cortina.
Si ses parents seront présents à Livigno, le Beauceron de 24 ans vivra ses troisièmes Jeux en compagnie de sa blonde, Josie Baff, qui vient tout juste de remporter son premier podium en carrière.
L’Australienne a terminé au quatrième rang du classement cumulatif de la Coupe du monde en 2024 et 2025 après une troisième place en 2023. «C’est le fun de partager tous ses moments ensemble, souligne Grondin. On se comprend et on se pousse l’un et l’autre.»
Au terme de la saison, Grondin s’envole en Australie pour retrouver sa tendre moitié et sa famille. «Il y a pire que voyager en Australie dans la vie, souligne-t-il avec le sourire. Ce voyage au soleil permet d’avoir un équilibre de vie. Oui, il y a Eliot l’athlète, mais il y a aussi Eliot la personne. J’ai besoin de décrocher et j’ai hâte de reprendre l’entraînement après une bonne pause.»
Il s’inspire de Mikaël Kingsbury
Avec une médaille d’argent dans l’épreuve individuelle et une de bronze dans celle par équipe mixte aux Jeux olympiques de Pékin en 2022 et deux Globes consécutifs, Grondin s’est hissé parmi les favoris. À l’instar de son ami Mikaël Kingsbury, de qui il dit s’inspirer, Grondin souhaite marcher sur les traces du célèbre bosseur en multipliant les succès.
«C’est inspirant et motivant de voir la domination de Mik qui dure depuis longtemps. Mon plan est de perpétuer mes succès comme lui. Il n’y a pas de raison de s’arrêter.»
«Nous avons vraiment une belle relation, d’ajouter Grondin. En dehors de la compétition, nous sommes deux gars normaux qui ne se concentrent pas sur le sport. C’est impressionnant, sa gestion, qui lui permet de rester au plus haut niveau tout en étant papa.»
Plus jeune membre de l’équipe canadienne à ses débuts olympiques en 2018 à PeyongChang à l’âge de 16 ans, Grondin débarquera cette fois en Italie dans le rôle de favori après avoir remporté deux médailles il y a quatre ans à Pékin.
Lors de la saison 2023-2024, il a établi un record en remportant sept victoires en 11 départs en Coupe du monde.
«Au mondial, l’an dernier, tout le monde m’attendait et ça ne sera pas différent aux Jeux. C’est le cas aussi en Coupe du monde.»
Il calcule mieux les risques
Bien différent de l’adolescent de 16 ans qui a fait ses débuts olympiques en Corée du Sud? «Plus jeune, j’étais vraiment brave et je ne pensais pas trop, image-t-il pour expliquer son évolution comme athlète. J’y allais et c’est tout. J’en prends encore, mais les risques m’appellent un peu moins. J’ai pris de la maturité en vieillissant.»
«Je suis prêt à prendre des risques pour une victoire, d’ajouter Grondin. J’en ai pris l’an dernier et j’ai subi de lourdes chutes. Le snowboard cross est un sport un peu fou. Nous sommes quatre en même temps au départ. C’est comme si nous étions dans une cage et que la porte s’ouvre au moment de partir.»
Malgré une 36e place en 2018, Grondin estime que sa première expérience sous les anneaux a été bénéfique. «Ce fut 100 pour cent utile. J’ai vécu les Jeux et j’ai découvert comment ça se passait. Ce fut une bonne idée d’y aller.»