Le plan américain pour l’Ukraine requiert du «travail supplémentaire», déclarent plusieurs dirigeants occidentaux au G20
AFP
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Le plan américain pour l’Ukraine requiert du «travail supplémentaire», ont estimé samedi dans une déclaration commune les dirigeants de 11 pays et de l’Union européenne, après une réunion en marge du sommet du G20 à Johannesburg.
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Le «projet» en 28 points proposé par Washington «est une base qui requerra du travail supplémentaire», écrivent-ils, se disant en particulier «inquiets par les limitations proposées, concernant les forces armées ukrainiennes, qui laisseraient l’Ukraine vulnérable à de futures attaques».
La déclaration est signée par Ursula von der Leyen et Antonio Costa pour l’UE, ainsi que par les présidents français Emmanuel Macron et finlandais Alexander Stubb, le chancelier allemand Friedrich Merz, ainsi que les premiers ministres canadien Mark Carney, irlandais Micheal Martin, italienne Giorgia Meloni, japonaise Sanae Takaichi, néerlandais Dick Schoof, espagnol Pedro Sanchez, britannique Keir Starmer et norvégien Jonas Gahr Støre.
Ils reconnaissent dans leur déclaration que la proposition américaine «inclut des éléments importants qui seront essentiels à une paix juste et durable».
Mais ils rappellent aussi être «clairs sur le principe que les frontières ne doivent pas être changées par la force».
Ils insistent également sur le fait que les éléments du plan concernant l’UE et l’OTAN «requièrent le consentement des membres de l’UE et de l’OTAN».
Ils disent vouloir «continuer à [se] coordonner étroitement avec l’Ukraine et les États-Unis dans les jours qui viennent».
Le plan américain est vu avec une grande inquiétude à Kyïv parce qu’il reprend plusieurs exigences clés de la Russie, à savoir que l’Ukraine lui cède des territoires, accepte une réduction de la taille de son armée et renonce à intégrer l’OTAN.
L’Ukraine serait en revanche éligible à l’adhésion à l’UE et obtiendrait des garanties de sécurité occidentales pour prévenir toute nouvelle attaque russe.