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Le pétrole recule dans l'espoir d'un déblocage du détroit d'Ormuz

AFP

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2026-05-07T10:15:02Z

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Les cours du pétrole sont en baisse jeudi, le marché se montrant plus optimiste depuis mercredi sur la possibilité d’un accord entre les États-Unis et l’Iran après des avancées diplomatiques brandies par Washington.

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Vers 9 h 40 GMT (11 h 40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, perdait 2,82 % à 98,41 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, tombait de 2,86 % à 92,36 dollars.

« Nous avons eu de très bonnes discussions dans les dernières 24 heures et il est très possible que nous passions un accord », a dit mercredi le président américain pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau ovale.

Dans la journée de mercredi, le président américain a aussi évoqué une fin de l’opération en Iran, « Fureur épique », en cas d’accord, tout en agitant la menace de nouveaux bombardements sinon.

Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a, lui, estimé que Washington cherchait à forcer la « reddition » de Téhéran par une « nouvelle stratégie » visant à « détruire la cohésion du pays ».

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Mais la proposition américaine reste à l’étude, a fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.

Tel qu’il est compris par le marché, le cadre de paix « conduirait à une réouverture progressive d’Ormuz et à la levée des restrictions américaines sur l’accès aux ports iraniens », affirment les analystes d’ING.

Au vu de la forte baisse des cours depuis le début de semaine, « le marché est un peu trop optimiste quant aux chances de parvenir à un accord », estime Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.

Mais « si le détroit rouvre, nous verrons probablement un mouvement de baisse vers 90 dollars » pour le baril de Brent, convient l’analyste.

Ce niveau reste bien plus élevé qu’avant le début de la guerre au Moyen-Orient, car les réserves stratégiques se sont vidées et qu’il faudrait les remplir.

Par ailleurs, dans le cadre d’une reprise du trafic via le détroit d’Ormuz, « il y aurait un délai de six à huit semaines entre des conditions d’accès crédibles et une véritable normalisation des flux », selon Paola Rodriguez-Masiu, analyste chez Rystad Energy.

À l’inverse, si les prochaines annonces diplomatiques s’avèrent moins favorables à un accord les cours pourraient fortement remonter.

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