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Le personnel sommé de dépister les patients à l'Hôpital de Saint-Georges

Photo Adobe Stock

Agence QMI

2022-07-30T20:52:10Z

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Le personnel infirmier des urgences de l’Hôpital de Saint-Georges, en Chaudière-Appalaches, a reçu l’ordre de cesser de refuser d’effectuer des tests de dépistage de bactéries nosocomiales par le Tribunal administratif du travail (TAT). 

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«À la suite d’une demande urgente d’intervention du CISSS de Chaudière-Appalaches, le Tribunal ordonne au personnel infirmier de l’urgence de l’Hôpital de Saint-Georges de cesser de refuser, de façon concertée, d’effectuer certains tests de dépistage», est-il possible de lire dans la décision rendue samedi.

Le TAT avait été saisi par le Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) le 28 juillet dernier, lequel alléguait «que les salariés membres de l’unité de négociation du Syndicat, qui sont affectés à l’urgence de l’Hôpital de Saint-Georges, ont entrepris une action concertée illégale susceptible de porter préjudice à un service auquel le public a droit en cessant d’administrer les tests aux usagers admis à l’urgence».

Le CISSS aurait aussi appris que d’autres actions concertées allaient être mises en place à partir du 31 juillet.

Des déclarations sous serment d’une cheffe d’unité d’urgence des soins intensifs, de la directrice adjointe à la Direction des soins infirmiers du CISSS et d’une agente de gestion de personnel de la Direction des ressources humaines seraient venues corroborer les propos du CISSS.

Selon ces témoignages, le refus d’effectuer des tests de dépistage est «une décision d’équipe à laquelle les membres ont presque tous participé, et ce, sans l’assentiment de leur supérieure». L’administration des tests a toutefois recommencé la veille de l’audience, soit le 28 juillet dernier.

Le pourcentage de patients dépistés aurait diminué depuis le 21 juillet jusqu’à ce qu’aucun usager ne soit dépisté du 25 au 27 juillet.

«Dans le cadre des mesures de PCI [prévention et contrôle des infections], le personnel en soins infirmiers de l’unité d’urgence doit notamment administrer trois tests aux usagers admis à l’urgence répondant aux critères de dépistage afin de détecter la présence, ou non, des bactéries nosocomiales SEE», a rappelé le TAT.

Le TAT a également ordonné à la FIQ–Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches de prendre les mesures nécessaires pour que cette situation ne se reproduise pas.

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