Le Pen rattrape Macron dans les intentions de vote
TVA Nouvelles
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À un peu plus d’une semaine du premier tour de l’élection à la présidence française, l’écart se resserre entre le président candidat Emmanuel Macron et la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen.
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Les intentions de vote sont à 28,5 % pour le président sortant et à 22 % pour la candidate du Rassemblement national, selon un nouveau sondage de la chaîne française BFM TV.
Les candidats Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour suivent dans les intentions de vote, avec respectivement 15 % et 9,5 %.
Les récents discours de Marine Le Pen sur l’augmentation du coût de la vie lui auraient donc permis de gagner des points.
«La tendance vraiment très claire, c’est un seul grand tour qui devrait opposer Emmanuel Macron à Marine Le Pen. Il y a quelques mois ou quelques semaines encore, il y avait vraiment un combat à droite entre Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Éric Zemmour, mais la tendance est vraiment très claire depuis deux-trois semaines», a expliqué un analyste, Bryan Breguet.
Emmanuel Macron a d’ailleurs tenu samedi son premier grand rassemblement de campagne, où il s’adressait à plus de 30 000 personnes.
Une grande majorité des Français qui vivent actuellement au Québec ont l’intention de voter, alors que plusieurs d’entre eux s’inquiètent de la montée de l’extrême droite dans leur pays natal.
Le vote pour le premier tour se tiendra samedi prochain pour les Français à l’étranger, soit la veille de celui effectué en France métropolitaine.
En entrevue à LCN, l’économiste, ex-ministre et spécialiste en politique française Daniel Paillé a affirmé qu’Éric Zemmour a en quelque sorte contribué à la popularité actuelle de Marine Le Pen en faisant en sorte que cette dernière devienne «acceptable» et «pas trop agressive».
Pour soutenir son propos, M.paillé a indiqué que M.Zemmour, lors d’un passage à Marseille, a déclaré qu’il allait «faire un nettoyage au "Karcher" de la ville au niveau de l’immigration».
Au sujet d’Emmanuel Macron, M. Paillé a soutenu que sa gestion de la crise russo-occidentale lui a permis d’acquérir une certaine stature, en soulignant toutefois qu’il sentait que les Français souhaitent maintenant que leur président présente ce qu’il compte faire pour les cinq prochaines années s’il est réélu.
«Vous pouvez avoir un excellent bilan, mais vous vous faites rarement réélire sur un bilan. Vous devez vous faire réélire sur "pourquoi encore cinq ans?" », a-t-il dit.