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Le parcours fascinant de Lucas Serafin: l’instructeur des lanceurs a un vécu impressionnant dans le monde du baseball

C’est à titre d’instructeur des lanceurs des Diamants de Québec que Lucas Serafin vit aujourd’hui sa passion pour le baseball.
C’est à titre d’instructeur des lanceurs des Diamants de Québec que Lucas Serafin vit aujourd’hui sa passion pour le baseball. PHOTO FOURNIE PAR LUCAS SERAFIN
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2025-09-25T04:00:00Z

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Les Diamants de Québec amorcent la finale de la LBJEQ face aux Ducs de Longueuil et derrière leurs succès se cache un individu qui a représenté la France dans de grands championnats, qui a été dirigé par Éric Gagné et qui a déjà affronté l’ancien des Phillies Carlos Ruiz...

Qui est donc ce mystérieux Français au parcours fascinant? Nul autre que Lucas Serafin, instructeur des lanceurs des Diamants, que la sinueuse aventure dans le baseball a conduit de Périgueux à Québec.

Ce long chemin lui aura permis de s’aligner avec les Diamants comme lanceur en 2016 et 2017, un rare et bref creux de vague lors duquel l’équipe n’a pas remporté de championnat, dans une période pourtant très faste.

Ce printemps, l’opportunité de s’impliquer dans le personnel d’entraîneurs s’est présentée et voilà que la présence de l’équipe en finale du circuit junior québécois pourrait lui permettre de savourer ce championnat qui lui a échappé comme joueur.

«La compétition, c’est tellement un sentiment addictif. En allant comme entraîneur avec les Diamants, je voyais une opportunité de revivre ça», a-t-il expliqué lors d’un long entretien.

Représenter son pays

Lucas Serafin a représenté la France en plusieurs occasions, notamment lors du championnat d’Europe, aux Pays-Bas.
Lucas Serafin a représenté la France en plusieurs occasions, notamment lors du championnat d’Europe, aux Pays-Bas. PHOTO FOURNIE PAR LUCAS SERAFIN

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Mais pour bien comprendre l’importance du présent, un saut dans le passé s’impose.

C’est à l’âge de 11 ans, en 2008, que Serafin a découvert le baseball, lui qui était attiré à la base par le soccer.

«Mes parents ont déménagé et on s’est retrouvés en région campagnarde. Mon père a découvert que, pas trop loin de chez nous, à Périgueux, il y avait une équipe de baseball. J’ai eu la piqûre tout de suite», a-t-il raconté.

Continuant son petit bonhomme de chemin, Serafin a suffisamment progressé pour intégrer le pôle France à Toulouse et à Savigny, dans la première division au pays, en s’illustrant comme lanceur.

«À ma première saison, j’ai été convoqué en équipe de France. J’étais reconnu comme un lanceur qui lançait beaucoup de prises. Je faisais très peu de cadeaux et les points que je donnais, il fallait que les frappeurs les méritent.

«J’ai vécu des championnats d’Europe en Belgique, aux Pays-Bas. J’ai fait plusieurs tournois en Espagne et en Italie. Ça m’a fait voir le monde tout en jouant», s’est réjoui l’ancien artilleur, qui a aussi vécu l’Universiade à Taïwan.

De gros noms

Et que viennent donc faire les Gagné et Ruiz dans son cheminement? En 2016, Serafin a porté les couleurs de la France lors de la Classique mondiale de baseball, au Panama. Éric Gagné était le gérant, avec Karl Gélinas comme instructeur des lanceurs.

C’est là que, sur la bute, Serafin a été confronté à Ruiz, qui a par la suite disputé 1136 matchs dans le baseball majeur.

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«Je me rappelle encore le contraste frappant au Panama. On était dans un gros hôtel cinq étoiles et en face, c’étaient les bidonvilles. C’était n’importe quoi! Éric m’avait utilisé deux fois pendant deux manches pour finir les matchs parce que je lançais beaucoup de prises. J’avais affronté Carlos Ruiz, qui jouait pour l’équipe du Panama. Ça a fini en but sur balles, mais c’était une super expérience», a-t-il souri.

«On affrontait des gars qui lançaient à 96 miles à l’heure, tandis que moi, j’arrivais avec ma balle rapide à 82! Le descripteur commentait en disant: quel beau changement de vitesse! C’était... particulier.»

Le saut à Québec

Lucas Serafin, à sa belle époque, il y a un peu moins de 10 ans, lorsqu’il connaissait de vifs succès au monticule pour les Diamants.
Lucas Serafin, à sa belle époque, il y a un peu moins de 10 ans, lorsqu’il connaissait de vifs succès au monticule pour les Diamants. PHOTO FOURNIE PAR LUCAS SERAFIN

Un an plus tôt, Lucas Serafin avait déjà fait le grand saut au Québec, du haut de ses 19 ans, afin de pousser son rêve plus loin.

«C’était un peu l’insouciance de la jeunesse. Moi, j’allais voir autre chose et ma mère faisait à contrecœur mes papiers d’immigration», a-t-il lancé en riant.

Après un an avec les Canonniers en sport-études, il a été repêché par les Alouettes de Charlesbourg et échangé à Québec.

«Ma saison 2016 a été la meilleure de ma vie. J’avais lancé 59 manches et donné seulement huit buts sur balles. C’est un peu ma fierté. J’avais été élu lanceur recrue de l’année.

«J’avais été choisi par l’équipe de Montréal, qui avait gagné la saison régulière pour aller au championnat canadien en Saskatchewan et on a gagné. J’étais allé lancer la dernière manche contre le Manitoba et j’avais retiré les trois frappeurs. C’était une expérience de fou», s’est émerveillé celui qui occupe aujourd’hui un emploi de technicien en environnement sur le chantier du futur pont de l’Île-d’Orléans.

C’est une vilaine blessure à l’épaule qui a freiné son élan au baseball et il a poursuivi tant bien que mal dans les rangs seniors avec les Blue Sox de Thetford Mines, remportant le championnat de la ligue, en 2018.

Après un titre canadien et un titre senior, jamais deux sans trois? La finale débute jeudi soir au Stade Canac et ni les Diamants ni Serafin ne s’en plaindraient.

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