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Le paradoxe de Cole Caufield: récompensé offensivement pour son travail défensif

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-10-30T20:31:24Z

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Ça fait maintenant plus de 31 ans que Vincent Damphousse a marqué 40 buts en une saison. Le dernier joueur du Canadien à avoir atteint ce plateau. S’il ne traverse pas trop de creux de vague cet hiver, Cole Caufield pourrait bien lui succéder.

Après 11 matchs, l’attaquant du Tricolore a déjà inscrit neuf buts. Une production qui le plaçait, au moment de sauter sur la patinoire pour l’entraînement de jeudi, au sommet de la liste des buteurs de la LNH, ex aequo avec trois autres joueurs.

«Il n’y a pas de quoi devenir fou. Nous n’avons joué que 11 matchs», a tenu à rappeler le principal intéressé, possiblement pour modérer les attentes.

Photo Getty Images via AFP
Photo Getty Images via AFP

L’Américain n’a pas tort. Calmons nos ardeurs. Il n’en demeure pas moins qu’il noircit la feuille de pointage à un rythme soutenu. Sans compter que, chacun de ses neuf buts furent significatifs.

Quatre ont donné les devants au Canadien, deux lui ont permis de niveler la marque et trois ont scellé l’issue du match en prolongation. On ne parle pas d’un quatrième but dans une victoire de 5 à 1 ou du deuxième but dans un revers de 7 à 3.

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«Il est plus alerte, il lit mieux les jeux et il se retrouve à de meilleurs endroits sur la patinoire, a déclaré Nick Suzuki, passeur le plus prolifique du circuit avec 14 mentions d’assistance.

«Il choisit aussi mieux ses moments pour passer à l’attaque», a poursuivi le capitaine du Canadien.

Jouer sans la rondelle

Voilà une observation intéressante. À forces égales, depuis le début de la campagne, Caufield s’est trouvé sur la patinoire pour 12 buts des siens contre cinq buts de l’adversaire.

Ça veut dire que 70,6% des buts qui surviennent lorsqu’il se trouve sur la surface de jeu sont inscrits par le Canadien. Jusqu’ici, c’est tout un contraste avec les saisons précédentes, alors que son meilleur ratio, enregistré l’an dernier, n’affichait que 55,4%.

«Cole a compris que le jeu exige que tu fasses des actions et que, si tu fais ça, il va te donner, de temps à autre, l’occasion de faire ce que tu aimes, a indiqué Martin St-Louis. Il a également compris que, plus tu le fais fréquemment, plus il va t’en donner.»

Évidemment, aussi brillants soient-ils avec la rondelle sur leur bâton, ce n’est pas instinctif pour les marqueurs naturels de s’appliquer du côté défensif lorsqu’ils n’ont pas la rondelle.

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On peut les comprendre considérant que, en grandissant, leur talent faisait en sorte qu’ils ne jouaient pratiquement jamais sans la rondelle. Non seulement faut-il l’apprendre, mais il faut vouloir le faire.

Chaque chose en son temps

Il semble que St-Louis, lui-même un joueur du même acabit que Caufield, ait trouvé la bonne recette pour y parvenir.

«Quand j’ai été engagé, il restait une trentaine de matchs à la saison. À ce moment, le moral de l’équipe était à plat. Je devais amener de l’enthousiasme. Ça se fait en parlant d’attaque, parce que c’est la portion amusante», a expliqué l’entraîneur.

«Cole a marqué plusieurs buts. Mentalement, il s’est retrouvé à un bon endroit. C’est là que j’ai senti qu’il était prêt à amorcer un nouveau chapitre, car c’est le moment le plus propice pour recevoir de l’enseignement», a-t-il poursuivi.

Le voici maintenant capable, en plus de marquer des buts, de s’imposer le long des rampes pour récupérer des rondelles.

«Il joue plus gros qu’il ne l’est en réalité. Il ne gagne pas ses batailles de la même façon que Slafkovsky le fait, a déclaré St-Louis. Mais ça prend tout de même un aspect physique. Tu ne les gagnes pas avec des baguettes. Ça prend un pic et une pelle.»

Un pic, une pelle, un compas et un laser. Ça commence à faire beaucoup d’outils dans le coffre.

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