Le numéro d’Éric Chouinard sera retiré par les Remparts


Kevin Dubé
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Éric Chouinard a eu à patienter un peu plus longtemps que ce que plusieurs auraient imaginé, mais ce sera finalement fait: les Remparts vont immortaliser son passage avec l’organisation en retirant son chandail numéro 7, le 9 mars prochain.
À ce jour, Chouinard est toujours le meilleur pointeur de la deuxième génération de l’organisation, soit depuis son retour en 1997. En 180 parties entre 1997 et 2000, il a inscrit un total de 148 buts et 148 passes pour un total de 296 points. Il avait été dominant dès ses premiers pas dans la LHJMQ, à 17 ans, lorsqu’il avait récolté 41 buts et 84 points en 68 matchs, poussant le Canadien de Montréal à en faire son choix de première ronde l’été suivant.
Ses deux autres saisons à Québec ont aussi été couronnées de succès alors qu’il a inscrit 50 et 57 buts, terminant avec 109 et 104 points respectivement.
Avec les Remparts, il a fait la pluie et le beau temps avec celui qui est maintenant le directeur général de l’équipe, Simon Gagné. C’est d’ailleurs ce dernier qui lui a annoncé la nouvelle, jeudi dernier.
«J’ai été piégé, a raconté Chouinard en riant. Un collègue de la LHJMQ m’a dit de passer au Centre Vidéotron pour l’aider et une fois rendu, Simon m’a demandé de venir le voir dans son bureau parce qu’il voulait me parler de quelque chose. Il m’a dit: “Écoute, Éric, depuis le début de la saison, il y a quelque chose qui ne marche pas au Centre Vidéotron”. J’ai été pris par surprise puis il a dit: “Regarde dans les hauteurs du centre, il manque quelque chose”. [...] Que ce soit lui qui me l’annonce, c’est très symbolique et apprécié.»

Avec son père
Tout au long de l’entretien entre Chouinard et les membres des médias de Québec, on l’a senti fort ému.
À un moment, l’auteur de ces lignes lui a demandé ce que ça représentait d’aller rejoindre l’autre numéro 7 retiré par les Remparts, celui de son père, Guy, immortalisé par l’organisation en décembre 2016.

«C’est spécial», s’est-il contenté de dire, la voix étreinte par l’émotion.
Puisqu’au-delà de l’accomplissement personnel, Éric Chouinard confirmera aussi qu’il a poursuivi la tradition familiale avec succès. En plus de son père, ses oncles Jean, Jacques et Pierre ont aussi porté les couleurs des Remparts.
«Les Remparts voulaient dire beaucoup pour moi. J’ai grandi en entendant parler d’eux. Mon grand-père en a même été actionnaire pendant plusieurs années et mon père a aussi joué pour l’équipe. J’ai porté cet uniforme avec beaucoup de fierté et j’ai eu énormément de plaisir à le faire. C’était une fierté de pouvoir dire que je continuais la tradition familiale.»
Des liens tissés à jamais
On a aussi demandé à Chouinard si un souvenir en particulier faisait surface quand il pensait à son passage à Québec. Sans pouvoir en nommer un précisément, il a assuré n’avoir jamais vécu un esprit d’équipe comme celui qui régnait avec les Remparts entre 1997 et 2000.
Pour illustrer son propos: même si les Remparts lui ont fait cette annonce jeudi dernier, ce n’est que mardi matin qu’ils ont rendu la nouvelle publique et la première personne à le contacter, quelques minutes après le dévoilement a été son ancien capitaine avec les Diables rouges, Gordie Dwyer.
«J’ai réalisé mon rêve de jouer dans la LNH et je me suis promené à travers le monde pour le hockey professionnel. J’ai vécu une aventure formidable grâce au hockey, mais mes années avec les Remparts ont été exceptionnelles. La camaraderie et l’ambiance qu’il y avait dans cette équipe, je n’ai jamais vécu quelque chose de semblable chez les pros.»
▶ Le numéro 7 de Chouinard ira rejoindre ceux de Guy Lafleur (4), de son père, Guy Chouinard (7), de Réal Cloutier (10), d’André Savard (12), de Simon Gagné (12), d’Alexander Radulov (22) et de Marc-Édouard Vlasic (44).