Aération dans les écoles: le ministère de la Santé consulté dans le dossier

Agence QMI
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Après les révélations du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, concernant la méthode d’échantillonnage pour tester la qualité de l’air dans les écoles, le ministère de la Santé et des Services sociaux a confirmé vendredi avoir formulé des recommandations dans ce dossier.
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Le ministère de la Santé a ainsi indiqué dans un communiqué que la Direction générale de Santé publique (DGSP) avait bien été consultée en novembre dernier sur la proposition d’étude des taux de CO2 enregistrés dans les écoles de la province.
«La DGSP, et non le ministère de l’Éducation (MEQ), a alors demandé à l’Institut national de la santé publique (INSPQ) de faire certaines recommandations. Plusieurs commentaires de l’INSPQ ont également été retransmis au MEQ concernant le protocole d’évaluation de la qualité de l’air», peut-on notamment lire.
Les recommandations formulées par les experts de la santé publique ont par la suite été acceptées par le ministère de l’Éducation.
En ce qui concerne les directives sur la ventilation des établissements scolaires mises en vigueur en janvier dernier, «les commentaires de la DGSP et des experts de l’INSPQ ont également été intégrés par le MEQ», est-il précisé.
Le ministère de la Santé a par ailleurs confirmé avoir eu accès aux résultats des tests de qualité de l’air dans les classes en question.
«En ce qui a trait au dossier de la qualité de l’air dans les écoles, nous avons aussi collaboré selon notre expertise en continu avec le MEQ», a confirmé le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.
Le ministre Roberge avait affirmé à plusieurs reprises que la méthodologie utilisée pour tester la qualité de l’air dans les écoles avait été approuvée par la santé publique. L’aval n’aurait toutefois pas été donné, avait révélé Radio-Canada, jeudi.
Une situation qui a suscité de nombreuses critiques de membres de l’opposition, qui ont alors exigé la démission du ministre.
La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) s’est également jointe à cette demande, vendredi.
«C’est très grave. Le ministre a joué avec la santé du personnel et des élèves dans les écoles et il a également mis en danger la santé de l’ensemble de la population. Dans un tel contexte, nous nous demandons comment il peut continuer à bien assumer le rôle qui lui incombe», a assuré par voie de communiqué la présidente du secteur scolaire de l’organisation syndicale, Annie Charland.