Le meilleur match du Canadien en près de deux ans

Jonathan Bernier
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LAS VEGAS | Vous vous êtes couchés tard, vous avez les cernes sous les yeux ce matin en sirotant votre café. Si c’est parce que vous avez regardé le match du Canadien, vous pouvez vous dire que ça valait la peine.
La troupe de Martin St-Louis a poussé les champions de la coupe Stanley, invaincus en temps réglementaire depuis le début de la campagne, à la limite du possible. Un match spectaculaire au terme duquel, les joueurs du Tricolore ont finalement baissé pavillon 3 à 2 en tirs de barrage.

Malgré le résultat, ils ont pu quitter le T-Mobile Arena le cœur rempli de fierté. C’est assurément St-Louis lui-même qui a le mieux résumé la soirée de travail de sa troupe.
«C’est le meilleur match qu’on a joué depuis que je suis en poste», a soutenu l’entraîneur qui a maintenant pris place 128 fois derrière le banc du Canadien.
« Je suis tellement fier d’eux. Je leur ai dit que je leur donnais 30 secondes pour être déçus du résultat, mais que, par la suite, ils devaient s’attarder au processus», a poursuivi St-Louis.
Le fameux processus, c’est cette idée selon laquelle l’équipe doit grandir à travers les différentes expériences et épreuves quelle traversera au cours des prochains mois et des prochaines années. Ce bagage que le groupe devra acquérir s’il souhaite aspirer aux grands honneurs, un jour.
Lundi soir, St-Louis a vu son équipe franchir une étape en ce sens.
« C’est un match au cours duquel on a haussé nos standards. Ce n’est pas le coach qui fait ça. On les dirige, mais c’est le groupe qui ultimement prend cette décision.»
Les champions embouteillés
En dépit de revers, il y a effectivement de quoi être fier. Peu nombreux sont ceux qui donnaient la moindre chance à cette équipe inexpérimentée de tenir tête aux chevaliers dorés. Ce sera assurément bon pour la confiance du groupe.
« Ça démontre qu’on peut compétitionner avec ces équipes », a affirmé Samuel Montembeault.
Constamment premier sur la rondelle, féroce dans les batailles à un contre un, le Canadien n’a pratiquement rien donné à ses rivaux. Tellement qu’en deuxième période, les Golden Knights ont été limités à deux lancers au but.
« Je pense que j’ai reçu autant de tirs en prolongation qu’en deuxième et en troisième période», a estimé Montembeault.
Le Bécancourois n’était pas loin de la vérité.
Au cours de ces cinq minutes, il a fait face à six tirs. Sept, si on ajoute le tir de punition accordé à Jack Eichel. Ce qui est un de moins que lors des deuxième et troisième tiers combinés.
« On a fait attention aux petits détails. Notre positionnement et celui de notre bâton ont fait la différence. On a limité leur temps de réaction et leur espace, ce qui nous a permis de limiter leur nombre d’occasions de qualité », a analysé Sean Monahan.
Maintenant, il ne faudrait juste pas que le Canadien s’écroule lors de ses prochaines sorties. Si tel devait être le cas, cette sublime performance passerait rapidement pour un coup de chance.
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Matheson visiblement incommodé
Par ailleurs, cas douteux pour la rencontre, Mike Matheson a disputé le match. Blessé au bas du corps, samedi contre les Jets, le défenseur a paru incommodé. À quelques occasions sur l’attaque massive, on l’a vu échapper la rondelle.
La période de prolongation lui a permis de remonter dans la hiérarchie des défenseurs les plus utilisés par St-Louis. Il a terminé la soirée avec 22 minutes de temps de jeu, soit quatre de moins de Kaiden Guhle.
À un certain moment, seul Arber Xhekaj avait foulé la glace moins souvent que lui.
Son état de santé sera assurément un dossier à suivre de près.