Le match le plus difficile à gagner, Rod Brind’Amour se souvient de 2006
Les Hurricanes pourraient remporter la Coupe Stanley dimanche, à Vegas


Dave Lévesque
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LAS VEGAS | Il y a 20 ans, Rod Brind’Amour se retrouvait dans la même situation que cette année à la différence qu’il était joueur plutôt qu’entraîneur.
L’attaquant originaire d’Ottawa se trouvait alors dans le siège du conducteur puisque les Hurricanes menaient la finale 3 à 1 contre les Oilers et n’étaient qu’à une victoire de soulever la Coupe Stanley.
Cette fois-ci, c’est avec une avance de 3 à 2 dans la série que les Hurricanes reviennent à Vegas pour tenter d’achever les Golden Knights dimanche soir.
« Nous en avons déjà discuté un peu. C’est le match le plus difficile à gagner. Nous savons qu’ils ne vont pas se laisser faire », a assuré l’entraîneur-chef des Hurricanes lors d’une visioconférence vendredi midi.
S’il dit ça, c’est parce que les Hurricanes de 2006 s’y sont pris à trois reprises pour être sacrés champions puisque les Oilers ont remporté deux parties de suite pour forcer la présentation d’un septième match.
Distraction
Cette quatrième victoire est la plus difficile à remporter, ce qui est l’un des plus beaux clichés du sport lors des éliminatoires. Et si c’est le cas, ce n’est pas uniquement parce que l’équipe en face est en mode survie et qu’elle se comporte comme un animal traqué.
C’est aussi parce que la frénésie commence à tournoyer autour de l’équipe, qu’il y a plus de proches et plus de distractions pour les joueurs qui doivent redoubler de concentration.
« C’est un beau problème à avoir, mais nous allons devoir nous concentrer et la pause de deux jours va aider, croit Brind’Amour. Notre groupe est très focalisé, nous sommes toujours dans l’instant présent.
« C’est une distraction qui s’ajoute et que nous devons gérer tout en jouant notre meilleur match pour l’emporter », a-t-il ajouté.
Si Brind’Amour dégage autant de calme et d’assurance, c’est peut-être parce qu’il sait que ses hommes sont à l’aise sur les patinoires adverses où ils ont remporté sept victoires et n’ont subi qu’un seul revers depuis le début des séries.
Le flou autour d’Andersen
Dans une décision un peu étrange, les Hurricanes ont rappelé le gardien Amir Miftakhov des Wolves de Chicago de la Ligue américaine jeudi, ce qui fait qu’ils ont maintenant quatre gardiens disponibles.
Si cette décision semble incongrue, c’est notamment parce que Brandon Bussi, Fredrik Andersen et Pyotr Kochetkov sont tous en santé. De plus, les Wolves amorcent, vendredi soir, la finale de la Ligue américaine contre les Marlies de Toronto.
Évidemment, Brandon Bussi obtiendra un troisième départ consécutif dimanche, mais Rod Brind’Amour n’a pas vraiment dissipé le flou entourant Frederik Andersen. Il n’a pas joué depuis qu’il a été chassé du match après deux périodes lors de la troisième rencontre, samedi dernier.
« Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé, a-t-il d’abord dit au sujet du rappel de Miftakhov. De mon point de vue, si je n’utilise pas Freddy comme partant, je ne vois l’utilité de l’habiller. Je veux lui donner le maximum de repos mental et physique. »