Le match du 31 octobre a tout changé


Félix Séguin, TVA Sports
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Plusieurs éléments peuvent expliquer les récents succès des Canadiens. On peut penser au retour en santé de Patrik Laine, à l’acquisition d’Alexandre Carrier, à l’émergence de Jakub Dobes, à l’ascension de Lane Hutson et à l’attaque qui est maintenant répartie sur quatre trios.
J’ajouterais un autre élément et c’est le plus important à mes yeux.
Selon moi, c’est la façon dont l’équipe se comporte défensivement qui est le point le plus important qui a été amélioré dans les dernières semaines. L’équipe parvient à mieux se défendre face à ses adversaires. Pas seulement en zone défensive, mais partout sur la glace.
La troupe de Martin St-Louis est meilleure pour enlever la rondelle à l’adversaire, pour faire avorter des jeux et elle limite les revirements couteux.
Cette amélioration se traduit au niveau des buts accordés. Au mois d’octobre et novembre, le CH donnait en moyenne 3,74 buts par rencontre alors qu’elle en accorde 2,88 depuis le 1er décembre soit un but de moins en moyenne par match.
J’ai passé cette remarque à Martin St-Louis lorsque je lui ai parlé samedi dernier. Je lui ai aussi demandé s’il y avait un élément déclencheur pour expliquer le jeu défensif améliorer de son équipe.
«Le match du 31 octobre à Washington», m’a-t-il répondu sans hésiter.
Ce soir-là, le Tricolore s’était effondré en troisième période et avait perdu 6-3 contre les Capitals. Après le match, St-Louis y était allé d’une déclaration qui avait fait le tour de la province. « On s’est vomi dessus », avait-il affirmé sans retenue.
Alors pourquoi le match du 31 octobre est un match pivot selon lui ? « Jusqu’à ce match, on disait les bonnes choses, mais rien ne changeait. Après le match à Washington, on a perdu 3-1, 3-2 et 5-3 », s’est souvenu l’entraîneur-chef des Canadiens.
«Dans les matchs qui ont suivi, on a perdu un peu d’attaque, mais je jugeais qu’on était meilleur défensivement. Présentement, on a trouvé un équilibre entre l’attaque et la défense. C’est satisfaisant. On peut compétitionner», m’a-t-il indiqué.
Depuis le match du 31 octobre, les Canadiens présentent une fiche de 20-13-3 soit le 11e meilleur rendement à travers toute la Ligue nationale.
Malgré vents et marées, Martin St-Louis est resté debout et il a continué d’exercer son leadership auprès de ses jeunes joueurs. D’ailleurs, le leadership de St-Louis ne date pas d’hier. J’ai eu une discussion récemment avec Victor Hedman qui a joué avec St-Louis pendant cinq saisons avec le Lightning de Tampa Bay.
«Il est un leader exceptionnel, m’a-t-il dit avec admiration. Son éthique de travail, sa préparation et son attention aux détails étaient hors du commun lorsque je jouais avec lui. Je suis convaincu que c’est la même chose depuis qu’il est entraîneur-chef des Canadiens», s’est remémoré Hedman qui est maintenant le capitaine du Lightning.
Hedman a aussi ajouté que la compréhension du jeu de St-Louis était à un autre niveau. «Il est super intelligent et je peux comprendre pourquoi ses joueurs l’aiment autant. J’ai tellement de belles choses à dire sur Martin St-Louis. Je lui dois beaucoup», a-t-il conclu.
Le revirement de situation dans la saison des Canadiens était inattendu. Les Canadiens sont dans le « mix ». Souhaitons que cela se poursuive.
Bon sang que cela fait du bien