Le Marathon de Montréal revient aux sources
Tommy Thurber
Partager
Après deux années d’interruption, le Marathon Beneva de Montréal sera de retour en grande pompe en renouant avec ses racines. Le départ de la 30e édition aura lieu le 25 septembre au parc Jean-Drapeau, là où l’aventure a débuté en 1979.
C’est sous l’impulsion des Événements GPCQM, et donc de la famille Arsenault, que la nouvelle mouture de l’événement reprendra vie après la pandémie de COVID-19. Le président-directeur général, Sébastien Arsenault, présentait ainsi mardi son nouveau projet, dont le départ sera donné à l’Espace 67, tout près de l’emplacement des bureaux où son père a façonné le Marathon près de 43 ans plus tôt.
- À lire aussi: Le Lightning peut-il créer l'égalité?
- À lire aussi: Lehkonen: un pari TRÈS payant
«Comme vous le savez, c’est un retour aux sources pour la famille Arsenault, qui a créé l’événement. Cette année, c’est la deuxième génération qui reprend le flambeau avec la même passion et une équipe tout aussi qualifiée», s’est d'ailleurs félicité Sébastien en conférence de presse.
Plus tard, il a également invité son père, Serge Arsenault, à venir témoigner dans un moment poignant d’émotions pour les deux hommes.
«Le mot émotion peut sembler parfois cliché, mais c’est vraiment le bon mot, ici [mardi], a avoué le fils. C’est une émotion très, très positive et on est gonflés à bloc pour les derniers kilomètres jusqu’à la fin septembre.»
Pour tous
Cette année, ce sont 11 épreuves individuelles ou par équipe, réparties du 23 au 25 septembre, qui sont proposées aux coureurs.
Avec l’animatrice Alexandra Diaz et l’Olympien Charles Philibert-Thiboutot comme porte-parole, l’équipe souhaite atteindre le plus large public possible. Un accompagnement, composé de programmes d’entraînement, de conseils d’experts et de capsules informatives, disponible sur le blogue de l’événement, permettra même aux novices de s’initier à la course à pied.
«Notre offre permettra à tous – aux familles, aux jeunes, aux personnes à mobilité réduite tout comme aux coureurs plus aguerris et à l’élite – de se donner un objectif qu’ils pourront réaliser dans un milieu inspirant, et bien encadré», s’est réjoui M. Arsenault.
En bref
Le parcours revisité passera par cinq arrondissements: Ahuntsic–Cartierville, Plateau–Mont-Royal, Rosemont–La Petite-Patrie, Ville-Marie et Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Le fil d’arrivée attendra les participants à l’Esplanade du Parc olympique.
Après le tragique décès du coureur Patrick Neely en 2019, M. Arsenault a mis l’accent sur la sécurité des participants rapidement. Il travaillera notamment avec le directeur des opérations Mario Blain, le docteur François de Champlain et le coordonnateur des mesures d’urgence Eddy Afram. Au total, plus de 200 intervenants médicaux seront sur place.
En marge du Marathon de Montréal, Sébastien Arsenault s’est dit optimiste quant à l’obtention des Championnats du monde de vélo sur route en 2026.
La candidature des Événements GPCQM avait été annoncée en juillet dernier. Puis, en février, la Ville a autorisé un soutien financier de 3,92 millions $. Le dossier devrait être complètement finalisé ce mois-ci et l’UCI procédera au vote au mois de septembre.
«Le dossier avance bien, a lancé Sébastien Arsenault avec un large sourire. On travaille fort pour Montréal et je crois qu’on va avoir des bonnes nouvelles prochainement.»
À ses yeux, le Québec représente toujours une destination attrayante lorsque vient le temps de présenter des événements de cette envergure.
«Vous savez, quand il y a un événement – le hockey, le marathon, la Formule 1 par exemple –, on participe énormément, et on encourage énormément également. Ça contribue beaucoup au dynamisme de chaque événement. Et ça, la planète entière est au courant.»
Pour ce qui est des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal, qui doivent avoir lieu les 9 et 11 septembre, on peut s’attendre également à un retour à la normale après les annulations dues à la COVID-19.
«Il faudra peut-être redéfinir le mot "normale". Toutes les semaines, il y a des paramètres qui changent», s’est désolé Arsenault.