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Le malaise Mario Cecchini

Philippe Asselin

2022-12-20T21:34:37Z

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Les propriétaires des Alouettes ont envoyé le directeur général Danny Maciocia à l’abattoir.

Dans la soirée de lundi, «Le Journal» a appris que le président Mario Cecchini ne serait pas de retour en 2023. Aucun communiqué n’a été envoyé et personne n’a justifié cette décision.

Le propriétaire minoritaire Gary Stern a été fidèle à lui-même et s’est brièvement exprimé sur Twitter, indiquant notamment qu’il avait du respect pour Cecchini et qu’un nouveau président serait éventuellement nommé.

Encore une fois, rien qui explique pourquoi l’organisation a décidé de ne pas offrir un nouveau contrat à l’homme qui était grandement apprécié des partisans et des employés de l’équipe.

Maciocia devait donc faire face aux questions à ce sujet mardi, lui qui tenait une conférence de presse pour présenter Jason Maas à titre d’entraîneur-chef. Le DG a donc été celui qui a confirmé que Cecchini ne sera plus un membre des Alouettes quand son entente prendra fin le 31 décembre.

«Tout le monde connaît mes sentiments par rapport à Mario Cecchini. Ce n’est pas un secret et vous savez comment je me sens», a dit Maciocia, qui a affirmé à de nombreuses reprises qu’il adorait travailler avec Cecchini dans les dernières semaines.

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«Aujourd’hui, nous embauchons un entraîneur-chef et je pense que nous devrions nous concentrer sur l’arrivée de l’individu qui nous amènera au prochain niveau.»

L’homme de 55 ans a essayé de sauver sa peau avec cette réponse, mais a dû faire face à plusieurs autres questions sur le flou entourant les propriétaires et l’avenir de l’équipe.

Pas intéressé par à la présidence

Certains ont avancé que les propriétaires des Moineaux pensaient offrir la présidence à Maciocia et d’ainsi économiser un salaire.

«On ne m’a pas offert la présidence et je veux être le directeur général des Alouettes de Montréal, s’il vous plaît», a répondu le DG.

Maciocia a porté deux chapeaux en 2022, lui qui a été l’entraîneur-chef par intérim à partir du mois de juillet. Il a souvent dit qu’il souhaitait n’occuper qu’un seul emploi et l’a répété mardi.

«Mon mandat, c’est d’être le directeur général et d’être le grand responsable des opérations football», a-t-il souligné.

Questionné à savoir s’il avait la pleine liberté de dépenser en vue de l’ouverture du marché des joueurs autonomes en février prochain, Maciocia a donné une réponse qui en dit long.

«Je dirais que oui, je pense que oui, j’espère que oui. Je vous garde au courant dans les prochaines semaines.»

Ces questions, elles auraient dû être posées aux propriétaires. La succession de Sid Spiegel et Stern brillaient cependant par leur absence, comme c’est le cas depuis de nombreux mois déjà.

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