Le Lightning est efficace quand il a le dos au mur

Jonathan Bernier
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Se trouver au pied du mur: voilà une situation dans laquelle se sont rarement retrouvés les joueurs du Lightning au cours des dernières saisons.
Depuis le balayage subi aux mains des Blue Jackets au premier tour des séries de 2019, la formation floridienne a fait face à l’élimination à cinq reprises. De ces cinq occasions, il a encaissé la défaite une seule fois. L’an dernier, en finale de la coupe Stanley.
En vidéo principale: Renaud Lavoie fait le point sur la série Leafs-Lightning à «JiC».
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À la lumière de cette statistique récente, la troupe de Jon Cooper n’a donc pas dit son dernier mot.
« On doit aller gagner un match. Présentement, c’est là-dessus que nous nous concentrons », a lancé Steven Stamkos, aux médias présents à Tampa avant que l’équipe ne s’envole pour la Ville-Reine.
Surtout face aux Maple Leafs, une équipe qui n’a pas été capable de clouer le cercueil de ses rivaux lors des cinq derniers tournois. Séries au cours desquelles ils se sont inclinés, chaque fois dès le premier tour, dans le match utlime.
« La quatrième victoire est toujours la plus difficile à remporter », a tenu à spécifier le capitaine du Lightning.
D’ailleurs, la formation torontoise s’est fait jouer le tour par le Lightning pas plus tard que l’an dernier. En avant 3 à 2, ils avaient plié l’échine lors des deux dernières rencontres pour se faire montrer la sortie.
Des problèmes en prolongation
Puisque les deux équipes présentent des formations quelque peu différentes, il serait surprenant que Cooper axe la préparation de son équipe sur des souvenirs de 2022.
Par contre, il pourra assurément encourager ses joueurs en leur rappelant qu’ils pourraient eux-mêmes mener cette confrontation 3 à 1. Après tout, un vieux sage n’a pas déjà dit qu’un match en prolongation, ça pouvait aller d’un bord comme de l’autre?
Rien n’est plus vrai. Sauf que ces dernières années, ça n’a pas souvent été du bord du Lightning. Depuis le quatrième match de la finale de 2020 face aux Stars de Dallas, qu’il a remporté en prolongation, le Lightning a perdu neuf des 10 matchs qui ont nécessité plus de 60 minutes de jeu.
« La leçon dans tout ça, c’est qu’on ne peut rien laisser au hasard. Il faut éviter d’avoir des passages à vide de six minutes comme ce fut le cas lors du dernier match et au cours desquelles on a accordé trois buts », a mentionné l’entraîneur-chef du Lightning.
Un ancien adjoint qui fait jaser
Le Lightning doit également souhaiter qu’Andrei Vasilevskiy retrouve son armure d’invincibilité. Le gardien russe présente, et de loin, les pires statistiques de sa carrière avec son taux d’efficacité de ,856 et sa moyenne de buts alloués de 4,33.
D’ailleurs, à l’image que ce que Martin Biron avait fait dans nos pages, lundi, Derek Lalonde s’est exprimé sur les ondes de Sportsnet, à propos des carences de Vasilevskiy.
En somme, l’ancien adjoint de Cooper derrière le banc du Lightning a affirmé qu’il y a quelques années, l’équipe avait dû modifier ses patrons de jeux défensifs pour pallier les problèmes de Vasilevskiy à stopper les tirs de loin.
« Sportsnet paie de gros dollars à Derek pour qu’il donne son avis. Il est là parce qu’il était l’entraîneur adjoint de cette équipe, alors il essaie d’offrir un aperçu et de donner de la matière aux partisans. C’est bien qu’il le fasse. Mais il faudrait qu’il s’assure que ce qu’il dit est juste », a martelé Cooper.
Vasilevskiy, Cooper et le Lightning voudront faire mentir Lalonde en résistant une première fois aux Maple Leafs, jeudi soir, à Toronto.