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Le Journal à Boston: on a compris pourquoi Macklin Celebrini était probablement le prochain premier choix au total du repêchage

Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2023-11-02T19:30:00Z
2023-11-02T19:37:23Z

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BOSTON | Que faisiez-vous, à l’âge de 17 ans? Macklin Celebrini, lui, domine déjà la NCAA et confirme, lentement mais sûrement, pourquoi plusieurs le considèrent comme le digne successeur de Connor Bedard comme tout premier choix du prochain repêchage de la LNH. 

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À ses six premiers matchs dans la NCAA, Celebrini a inscrit huit buts et trois passes, pour un total de 11 points. Tout ça, en étant le plus jeune joueur du circuit: il aura 18 ans en juin.

Et ces chiffres impressionnants n’ont pas été le fruit du hasard, et on l’a compris dès qu’on a questionné Lane Hutson à son sujet, la semaine dernière. Dès qu’il a entendu le nom de Celebrini, l’espoir du Canadien a esquissé un très large sourire.

«L’engouement à son endroit est totalement justifié. Je n’ai pas vu un joueur comme lui depuis très longtemps et, la preuve, c’est qu’il continue à bien faire à un niveau supérieur. C’est un gars qui travaille tous les jours afin d’être meilleur et c’est vraiment spécial de pouvoir l’avoir ici, avec nous.»

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De bons mots partagés par l’entraîneur-chef, Jay Pandolfo, qui n’hésite déjà pas à l’utiliser à toutes les sauces: autant sur son premier trio qu’en avantage et en désavantage numérique.

«Jouer dans cette ligue, à 17 ans, ce n’est pas facile et il a été excellent. C’est l’un des joueurs les plus dédiés que j’ai vus et il travaille chaque jour. Même si c’est un excellent joueur offensif, il ne triche jamais. Notre structure défensive est un peu différente et elle sollicite beaucoup les joueurs de centre, et il l’a assimilé très rapidement.»

Rich Gagnon
Rich Gagnon

Il s'agit là d'un point qui rend particulièrement fier le jeune joueur de centre qui, au-delà des buts et des points, prend déjà soin de son jeu défensif comme un jeune vétéran.

Lors du passage du Journal à Boston la semaine dernière, on a été en mesure de constater qu'il ne s'agissait pas de paroles en l'air. En fin de première période, le 27 octobre, lors d'un match contre UMass, il a aidé le défenseur Lane Hutson à récupérer une rondelle en fond de territoire défensif avant d'orchester l'attaque et de compléter avec son sixième but de la saison.

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« Ça toujours été un élément sur lequel j'ai mis de l'effort. J'ai réalisé que c'était plus facile de jouer en attaque si tu passes le moins de temps possible dans ta zone défensive et, meilleur tu es défensivement, plus tu peux récupérer des rondelles et repartir en attaque. »

Son père travaille dans la NBA

Le parcours des Celebrini n’a rien de conventionnel. Né à Vancouver, il a grandi dans un milieu qui tournait autour du sport, alors que son père, Rick, un ancien joueur professionnel de soccer, était le directeur de la médecine sportive pour les Whitecaps de Vancouver dans la MLS.

En 2018, alors que Macklin avait 13 ans, Rick a obtenu une promotion, alors que les Warriors de Golden State de la NBA l’ont embauché dans le même rôle. La famille a ensuite quitté l’Ouest canadien pour la Californie, s’installant dans la région de San Jose.

Le père de Macklin Celebrini, Rick, travaillant avec Kevin Durant le 10 octobre 2018.
Le père de Macklin Celebrini, Rick, travaillant avec Kevin Durant le 10 octobre 2018. AFP

«La première année où on a déménagé, j’ai passé beaucoup de temps aux matchs des Warriors. C’était spécial d’être dans l’entourage d’une équipe de la NBA. Par la suite, je partais l’hiver, donc je n’étais pas là, mais cet été, j’ai utilisé leurs installations lors de ma rééducation. Ça m’a aidé», a expliqué celui qui a raté la majorité des séries l’an dernier, avec le Steel de Chicago de la USHL, en raison d’une blessure à l’épaule.

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La raison pour laquelle il dit être parti durant l’hiver, c’est qu’il a joint en 2020 le programme réputé de Shattuck-St. Mary's, au Minnesota, où sont notamment passés Sidney Crosby, Zach Parise et Jonathan Toews.

«J’y ai passé les deux plus belles années de ma vie. Leurs ressources sont infinies pour t’aider à te développer.»

Le premier choix au prochain repêchage?

Il reste encore beaucoup de hockey à jouer, mais plusieurs s’attendent à ce que Celebrini soit le prochain premier choix au total du repêchage.

Ce statut de premier de classe peut venir avec une certaine pression ou, à tout le moins, avec une attention médiatique accrue. Rien qui dérange le jeune phénomène, assure son frère, Aiden, un espoir des Canucks portant lui aussi les couleurs des Terriers cette saison.

«Je suis biaisé, mais il a été dans cette situation toute sa vie, celle où il doit être l’alpha et, malgré tout, il est demeuré humble et son éthique de travail n’a pas changé. Il est le même gars qu’il était. Si quelqu’un peut gérer toute cette attention, c’est bien lui.»

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