«Le joueur qui a connu la plus grosse progression dans l’équipe»


Richard Boutin
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À 265 livres, Anthony Lamontagne est assurément l’un des plaqueurs les plus légers du RSEQ, mais il a tellement progressé qu’il se retrouve partant après avoir vu très peu de terrain à ses deux premières saisons avec le Rouge et Or de l’Université Laval.
Pas habillé pour un seul match à sa saison recrue en 2022, le plaqueur de 5 pi 11 po a disputé deux parties l’an dernier, avant d’éclore cette saison.
«C’est le joueur qui a connu la plus grosse progression dans l’équipe, a affirmé l’entraîneur-chef et responsable de la ligne défensive, Glen Constantin. C’est une belle histoire. Il n’est pas gros, pas grand, mais un déclic s’est produit.»
Comment expliquer une telle progression? «À ses deux premières saisons, Anthony voulait jouer comme Jean-William [Rouleau], mais il pèse 100 livres de moins, a imagé Constantin. Il applique tellement bien les techniques.»
«Si on décernait une note artistique comme dans d’autres sports, il serait le meilleur, poursuit le pilote lavallois. Il est beau à voir aller, mais il est productif aussi. Je n’ai pas d’ego si un joueur n’utilise pas les techniques enseignées et connaît du succès, mais on a besoin de résultats. Je suis très fier de lui.»
Lamontagne est très heureux de la tournure des événements. «C’est un défi d’être le plus petit, mais ça devient aussi une force, a mentionné le produit des Élans de Garneau. En raison d’un centre de gravité plus bas, c’est plus facile pour moi d’avoir un bon angle d’attaque.»
Pas le choix de s’adapter
Lamontagne n’a pas eu le choix de s’adapter. «Aux niveaux scolaire et collégial, je trouvais des façons de compenser pour m’en sortir, mais ça m’a rattrapé au niveau universitaire, a-t-il raconté. Le jeu n’est plus le même. Ma technique m’aide et donne des résultats. Comme Glen le répète sans cesse, si tu montres la bonne technique une fois, tu dois la montrer tout le temps.»
C’est le jour et la nuit pour l’étudiant en génie physique. «Je n’avais jamais connu ça, de ne pas jouer. Je comprends l’importance de la fierté de jouer. Je joue en premier essai et en deuxième et court. Je suis bien content aussi d’avoir conservé mon rôle sur les unités spéciales.»
«Nous sommes un jeune groupe sur la ligne défensive avec le départ de plusieurs vétérans, ajoute Lamontagne, mais nous avons le talent pour rivaliser.»