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Le Japon mise sur un entraîneur-chef étranger pour la première fois de son histoire

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Richard Boutin
2026-06-04T19:54:59Z

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Dans un pays où l’on retrouve une riche tradition de volleyball mêlée à un conservatisme important, le Japon a laissé tomber un des derniers remparts en confiant les rênes de son équipe nationale féminine à un entraîneur-chef étranger pour la première fois de son histoire.

Fort d’un riche palmarès dans son pays d’origine la Turquie et d’une vaste expérience en Europe, Ferhat Akbas a pris les rênes de la formation nipponne en février 2025. Il a fait ses débuts à Ottawa en juin dernier lors de la première étape de la Ligue des nations et il est de retour au Canada cette année alors que les femmes sont en action à Québec.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

« C’est une grande fierté de diriger l’équipe japonaise et une grande motivation compte tenu des succès passés. Le drapeau japonais est très spécial. »

L’équipe masculine n’hésite pas à miser sur des entraîneurs étrangers. « La culture est totalement différente entre les équipes masculine et féminine, a expliqué l’entraîneur turc de 39 ans. Il y a de nombreux étrangers qui dirigent des équipes japonaises. On va tenter de changer les choses chez les femmes. Il faut comprendre que les entraîneurs japonais sont excellents techniquement et j’apprends beaucoup d’eux. »

Adjoint avec l’équipe nationale japonaise en 2017 et 2018, Akbas en est à son deuxième séjour au pays du soleil levant. « J’ai de très bons souvenirs du Japon et je veux en créer de nouveaux. C’est facile de travailler au Japon parce que les gens sont très organisés. Quand je demande d’appliquer une nouvelle tactique, les filles le font immédiatement. »

Akbas a le plaisir de diriger l’une des meilleures joueuses au monde. La capitaine Mayu Ishikawa qui évolue dans un club italien est la sœur du capitaine de l’équipe masculine Yuki. « Mayu n’est pas la plus grande attaquante (5 pi 9 po), mais elle brise les stéréotypes en raison de sa mentalité. Au-delà de toutes ses qualités, la plus importante est sa force mentale. Ce n’est pas facile d’obtenir ce titre au Japon où l’éthique de travail des gens est énorme, mais Mayu est la personne qui travaille le plus fort que je connaisse. »

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