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Le Jack-Adams à Mike Babcock, le Lady Byng à Matt Rempe: Mes «antitrophées» de la saison.

Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2024-04-27T04:22:35Z

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Maintenant que la saison 2023-2024 est derrière nous, c’est le temps de se prononcer sur ceux qui ramasseront les trophées individuels dans la LNH. Mais au lieu de m’avancer sur ceux qui gagneront, j’ai plutôt décidé d’y aller avec ceux qui ont le plus de chances de ne pas le gagner ou plutôt, ceux qui ont représenté le contraire de ce que le trophée récompense.

Trophée Jack-Adams (meilleur entraîneur)

Mike Babcock

AFP
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Comme une étoile filante, Mike Babcock est revenu dans la LNH cette année. Avec 8 millions et un contrat de deux ans, il est devenu l’entraîneur le mieux payé de l’histoire des Blue Jackets de Colombus. Dix semaines plus tard, il démissionnait après qu’une enquête eut été enclenchée parce qu’il avait demandé à des joueurs de lui montrer des photos dans leur téléphone cellulaire.

Trophée Lady Byng (gentilhomme)

Matt Rempe

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Comment ne pas attribuer l’anti-Lady Byng au dur à cuire des Rangers, Matt Rempe? La charpente de 6 pieds 7 pouces et 241 livres a, à lui seul, replongé la LNH dans les bonnes vieilles années de la violence. Il a obtenu 96 minutes de punitions en 43 matchs, a aidé la LNH à faire monter ses cotes d’écoute et permis à plusieurs jeunes amateurs de réaliser que les bagarres méritaient encore une belle place dans le hockey.

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Trophée Calder (meilleure recrue)

Shea Weber

Photo d'archives, AFP
Photo d'archives, AFP

Donc, si le Calder est le meilleur jeune, mon anti-Calder sera le pire vieux. C’est ainsi que je jette mon dévolu sur Shea Weber. Le défenseur de la nouvelle équipe de Salt Lake City, qui a 37 ans, n’a pas fait grand-chose avec les Coyotes, malgré son salaire de 7,8 M$. Il aura le même salaire l’an prochain d’ailleurs. Je sais très bien que Weber ne joue plus. La remise de ce trophée visait plutôt à tourner en dérision les règles stupides de la LNH qui permettent à une équipe comme les Coyotes d’être un cimetière à contrats pour des joueurs dont les contrats sont maintenus en vie de façon artificielle.

Trophée Jim-Gregory (meilleur directeur général)

Pierre Dorion/Steve Staios

Photo d'archives, Marc DesRosiers
Photo d'archives, Marc DesRosiers

Pendant que les Sénateurs dormaient au gaz avec un début de saison épouvantable, Lou Lamoriello a convaincu Patrick Roy de rejoindre les Islanders. Juste ça permet à Pierre Dorion et Steve Staios de mériter le titre de la pire direction de l’année. Patrick Roy pouvait aller avec un club moyen et vieux avec le pire noyau d’espoirs de la LNH (les Islanders) ou avec un jeune club fringant rempli de jeunes talents presque à maturité dans une rivalité avec Toronto et Montréal (Sénateurs). Et il a fini avec... les Islanders. Comment est-ce possible? Seule la direction des Sénateurs a la réponse. Celle-là, j’ai de la misère à la comprendre. J’ai encore de la misère à voir Patrick Roy dans son ensemble bleu des Islanders durant les pratiques. Le scénario était juste parfait pour les Sénateurs. Bref, l’équipe est mieux d’avoir un entraîneur-chef solide l’an prochain. Sinon, la décision fera encore plus mal.

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Trophée Hart (joueur le plus utile)

Colin White

MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / LE JOURNAL DE MONTRÉAL
MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / LE JOURNAL DE MONTRÉAL

À 27 ans, ça sent la fin pour l’ancien choix de première ronde des Sénateurs, Colin White. Il réussit à être le joueur qui aura été le plus inutile cette année. Incapable de produire dans la Ligue américaine, il a été soumis au ballottage et le Canadien lui a fait une place. En 28 matchs dans la LNH cette saison, il a totalisé 0 point.

Trophée Bill-Masterton (persévérance)

Dillon Dubé

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

On qualifie souvent le Bill-Masterson comme étant le trophée du plus beau retour. Eh bien, mon antitrophée ici sera le pire départ. Le gagnant est Dillion Dubé. Accusé d’agression sexuelle, Dubé a quitté les Flames quelques jours après qu’il fut publiquement lié au scandale sexuel. L’équipe a alors souligné que Dubé quittait le club pour une période indéterminée afin de s’occuper de sa santé mentale. Finalement, c’était plutôt pour aller se défendre devant un tribunal. Parler de santé mentale de Dubé dans cette circonstance, c’est, disons, douteux. Très douteux.

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Trophée Mark Messier (meilleur leader)

Mike Hoffman

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Après Ottawa, Floride, St. Louis et Montréal, voilà que Mike Hoffman a pu encore briller cette fois-ci avec les pauvres Sharks de San Jose. Avec dix buts, il ne sera pas de retour avec le requin, a déjà annoncé le DG Mike Grier. Allergique aux coups d’épaule, rarement en train d’essayer sincèrement de bloquer un tir et nonchalant avec la rondelle, Hoffman aura encore démontré qu’il avait l’étoffe de l’inverse d’un leader. Soyons indulgents quand même, il a 34 ans.

Trophée James Norris (meilleur défenseur)

Kyle Burroughs

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Deux buts, six passes et un différentiel de -42: voilà la saison de 72 matchs du défenseur de 28 ans des Sharks, Kyle Burroughs. Évidemment, s’il jouait avec les Panthers, il aurait peut-être terminé la saison à +3. Mais il jouait avec les Sharks, donc c’est ce que ç’a donné. -42, c’est plutôt spectaculaire. C’est le pire différentiel pour un défenseur cette année dans toute la ligue. Il faut remonter à Keith Yandle (-47) en 2021-2022 pour battre sa médiocrité. Et sinon, c’est Gord Dineen (-52) en 1993-1994 avec les Sénateurs. Voilà pourquoi Burroughs mérite son trophée.

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Trophée Maurice-Richard (meilleur buteur)

Ross Johnston

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

L’attaquant gigantesque et robuste des Ducks mérite l’honneur de cet antitrophée. Il a récolté un but en 68 matchs. Avec 10 buts depuis 202 matchs dans la LNH, il est surtout là pour jeter les gants. Et une chance! Parce qu’il devrait se trouver un autre boulot sinon. En nomination, on retrouve Peyton Krebs. Les espoirs étaient grands à Buffalo pour lui, qui était une pièce importante dans l’échange de Jack Eichel à Vegas. À 23 ans, Krebs a marqué 4 buts en 80 matchs cette année.

Trophée Frank-J. Selke (meilleur attaquant défensif)

Dominik Kubalik

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Le Selke est donné normalement à des joueurs qui sont incroyablement bon défensivement, mais aussi solide offensivement. Ainsi, j’ai trouvé un candidat parfait pour mon antitrophée. Il a été incroyablement mauvais défensivement, et mauvais offensivement. Il s’agit de Dominik Kubalik des Sénateurs. Ce dernier a tout de même des belles qualités offensives. Il peut être menaçant sur l’avantage numérique. Il a fait 20 buts et 45 points en 2022-2023 avec Detroit. C’est loin d’être mauvais. Mais cette année: 11 buts et 4 passes. Défensivement, on savait qu’il était moyen et pas toujours engagé. Il a terminé la saison avec un différentiel de -30. C’est le pire de la ligue, si on exclut les joueurs de Chicago et San Jose qui, eux, avaient une meilleure raison d’être autant dans le négatif. Ottawa a connu une mauvaise saison. Mais pas assez pour être à -30. Et dire qu’il est arrivé dans l’échange d’Alex Debrincat.

Trophée Vézina (meilleur gardien)

Joonas Korpisalo

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

Dominik Hasek aurait pu garder les buts des Ducks, des Sharks ou des Blackhawks cette année et il aurait eu des statistiques épouvantables. Je ne sous-estime pas Hasek, je constate plutôt l’horrible défensive de ces trois équipes, donc on ne peut pas en vouloir à leurs gardiens. L’inverse du Vézina, à mon avis, revient à Joonas Korpisalo. C’était sa première de cinq années de contrat à 4 M$ avec les Sénateurs. Son pourcentage d’arrêt a été de ,890 avec une moyenne de but alloué de 3,27. C’est très loin de ressembler à celui qui arrêtait tout avec les Kings et les Blue Jackets l’an dernier. Tout ça avec une défensive qui n’était pas si pire que ça non plus.

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