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La guerre au Moyen-Orient a continué de s’intensifier, sous l’œil d’acteurs internationaux de plus en plus impliqués malgré eux

De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne qui a visé le quartier Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 5 mars 2026.
De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne qui a visé le quartier Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 5 mars 2026. AFP

Marianne Lafleur

2026-03-06T05:00:00Z

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Entre les « surprises » annoncées par Israël et les promesses de « désastre » brandies par l’Iran, la guerre au Moyen-Orient a continué de s’intensifier, hier, sous l’œil d’acteurs internationaux de plus en plus impliqués malgré eux.

La guerre est entrée jeudi dans son sixième jour avec des bombardements israéliens marqués sur Beyrouth, des explosions à Tel-Aviv, des frappes au Bahreïn et des drones qui auraient touché l’Azerbaïdjan.

Pendant ce temps, les pays européens se sont retrouvés entraînés dans le conflit encore un peu plus. Plusieurs ont accéléré le déploiement de leurs forces au Moyen-Orient hier.

L’Italie a dit envoyer des « moyens navals » à Chypre. Elle s’est également engagée à fournir des » systèmes de défense aérienne, antidrones et antimissiles » à ses partenaires du Golfe.

Pour sa part, le Royaume-Uni a annoncé le déploiement d’avions de combat supplémentaires au Qatar.

L’Ukraine fournira les « moyens nécessaires » et des « spécialistes ukrainiens » pour aider les États-Unis à se protéger contre un type de drone iranien.

Ces engagements s’ajoutent aux promesses et aux déploiements déjà annoncés plus tôt en courant de semaine, entre autres par la France, les Pays-Bas et l’Espagne.

En fin de journée hier, la cheffe d’état-major de la Défense, Jennie Carignan, a indiqué que le Canada pourrait envisager de fournir une aide militaire aux pays du Golfe bombardés par l’Iran, a rapporté La Presse canadienne.

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• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Benoit Dutrizac, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Impliqués à contrecœur

Les forces européennes assurent qu’il s’agit de protéger leurs citoyens et leurs intérêts dans la région.

« On n’est pas au combat », a assuré hier le président français, Emmanuel Macron, insistant sur le fait que la France ne faisait « pas la guerre » au Moyen-Orient et qu’elle n’allait pas s’y « engager ».

N’empêche, « il y a une tentative de créer une coalition défensive. Ces pays ne veulent pas être dans le duo israélo-américain offensif, mais ils sont dans l’obligation de protéger leurs partenaires, leurs alliés », a expliqué Sami Aoun, directeur de l’Observatoire sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à la Chaire Raoul-Dandurand.

« Les pays alliés sont en train d’être traînés obligatoirement dans ce conflit même s’ils n’ont pas d’intérêt à y entrer », a ajouté Jabeur Fathally, professeur en droit international à l’Université d’Ottawa.

Ces pays sont d’autant plus concernés qu’on apprenait jeudi que le missile balistique tiré depuis l’Iran mercredi visait la Turquie, selon un porte-parole de l’OTAN, contredisant une version indiquant que le missile ciblait une base militaire à Chypre.

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Or, la Turquie est un pays membre de l’OTAN, une alliance militaire défensive regroupant 32 pays. En réaction, l’OTAN a d’ailleurs annoncé avoir renforcé sa posture en matière de défense antimissile balistique.

Pas de cessez-le-feu

Derrière la surenchère de promesses et de menaces se cache surtout une « guerre médiatique et psychologique », selon les experts consultés par Le Journal.

Israël a annoncé jeudi que de nouvelles « surprises » sont à attendre dans la guerre contre l’Iran, ajoutant que la « phase suivante » des opérations israéliennes débutait.

De son côté, l’Iran s’est dit prêt à toute éventualité, même une invasion terrestre de ses adversaires, qui serait un « désastre », a mis en garde le chef de la diplomatie iranienne.

Le pays ne demande ni cessez-le-feu ni négociations avec les États-Unis.

« Il y a certainement de la propagande. On tente parfois de manipuler les esprits et c’est pourquoi il faut être prudent quand il y a une information qui se dit », a commenté Sami Aoun.

Donald Trump a dit, jeudi, qu’il » devait être impliqué » dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei et il a fait savoir qu’il n’accepterait pas que son fils Mojtaba Khamenei prenne la relève.

La Chambre des représentants américaine a refusé de limiter les pouvoirs de leur président dans la guerre contre l’Iran lors du vote d’une résolution.

– Avec l’AFP

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