Le Grand Prix du Canada devancé de deux semaines au calendrier dès l’an prochain?
Formule 1


Louis Butcher
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Les dirigeants de la Formule 1 ne cachent plus leur intention d'organiser un calendrier plus écoresponsable à l’avenir et cette démarche pourrait signifier un changement de date pour le Grand Prix du Canada dès l’an prochain.
Tous les intervenants, y compris le personnel des écuries, s’entendent pour dire qu’il faut éviter les déplacements entre deux destinations éloignées dans un court intervalle de temps.
À titre d’exemple, le Grand Prix de Bakou, en Azerbaïdjan, a été présenté le 30 avril cette année et, à peine une semaine plus tard, le cirque de la F1 s’installait à Miami, en Floride, avant d’amorcer une séquence éreintante de trois épreuves en trois semaines en Italie, à Monaco et en Espagne, les 21, 28 mai et 4 juin.
L’annulation du Grand Prix d’Émilie-Romagne, première escale de ce programme triple, a donné un peu de répit à la F1, mais ce forfait, dû à des inondations, n’était évidemment pas prévu.
Puis, après cette première tournée européenne, la F1 est revenue en Amérique du Nord pour disputer le Grand Prix du Canada avant de retourner en Europe pour quatre courses (Autriche, Grande-Bretagne, Hongrie et Belgique) en cinq semaines.
Rester sur le même continent
«Nous ne sauterons plus d’un continent à l’autre», a récemment déclaré Toto Wolff dans une entrevue accordée à la BBC. «On doit s’assurer que les courses soient regroupées de façon appropriée sur le plan géographique.»
«Ce qu’on vit en 2023 ne doit pas être répété dans l’avenir, de renchérir le patron de l’écurie Mercedes. Les courses européennes, nord-américaines, asiatiques et du Moyen-Orient doivent s’enchaîner. On doit prendre des mesures pour réduire l’empreinte carbone de la F1.»
Neuf avions-cargo ont atterri à l’aéroport de Mirabel pour transporter l’imposant matériel en prévision du Grand Prix du Canada.
George Russell, président de l’Association des pilotes de F1, a appuyé les propos de son patron.
«Il est nécessaire de remanier le calendrier pour le rendre plus viable pour tout le monde. Notamment pour tout le personnel du paddock. Actuellement, le calendrier présente des failles logistiques qu’il faudra améliorer dans un proche avenir», prétend le pilote de l’équipe allemande.
Miami tient à sa date
Pour revenir à Montréal, il paraît évident que son organisation n’aura d’autre choix que de devancer sa course, et ce, aussi tôt que l’an prochain. De deux semaines ou trois? La date du 2 juin 2024 nous paraît logique.
Ce compromis permettrait à la F1 de jumeler le Grand Prix du Canada à celui de Miami, si évidemment le promoteur de la course en Floride accepte de son côté de présenter sa course quelques semaines plus tard, style le 26 mai. Cette année le GP de Miami a eu lieu le 7 mai.
Toutefois, le promoteur du GP de Miami a maintes fois prévenu qu’il n’était pas flexible sur sa date en raison d’un calendrier d’activités très serré et planifié longtemps d’avance dans le secteur du Hard Rock Stadium.
Par ailleurs, plus la tenue de la course est reportée, plus la chaleur à cette période de l’année en Floride peut devenir insupportable. Cet obstacle pourrait éventuellement être contourné si le projet de présenter une course en soirée se concrétise. Mais ce ne sera sans doute pas l’an prochain.
Une chose est certaine, Miami et Montréal s’entendent sur un point: pas question d’organiser un Grand Prix à l’automne.