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Le gardien du mois de janvier dans la LHJMQ a 17 ans et il joue pour les Remparts

Louis-Antoine Denault
Louis-Antoine Denault Photo Trevor MacMillan
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-02-05T05:00:00Z

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Les dirigeants des Remparts de Québec se frottent les mains, présentement, en voyant le travail de leur jeune gardien de 17 ans Louis-Antoine Denault. 

En échangeant l’espoir du Canadien de Montréal Quentin Miller à l’Océanic de Rimouski à la fin du mois de décembre, les dirigeants des Diables rouges se retrouvaient un peu dans l’incertitude sur la situation de leurs gardiens de but, à court terme. 

Le directeur général Simon Gagné avait fait l’acquisition du vétéran de 19 ans Vincent Fillion dans l’échange de Miller dans l’espoir que ce dernier puisse apporter son expérience et aider l’équipe dans leur course pour les séries.

C’est plutôt le jeune Denault, qui était l’auxiliaire de Miller en première moitié de saison, qui a saisi cette opportunité à deux mains, en janvier. 

Le colosse de 6 pi 7 po a connu un mois du tonnerre.

Opportunité saisie

En sept sorties le mois dernier, dont cinq départs, il a remporté trois victoires, maintenu une moyenne de buts alloués de 1,83 et un pourcentage d’arrêts de 0,928. 

Les choses ont un peu moins bien débuté en février, alors qu'il a accordés cinq buts en deux périodes au puissant Drakkar de Baie-Comeau, vendredi dernier, mais n'empêche: la progression est notable.

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Et pour Denault, plusieurs facteurs l'expliquent, mais il avoue que le départ de Miller, qui a tout d'abord été un choc, est vite devenu une motivation.

«Quentin était un très bon ami, a mentionné le sympathique géant. Il m’a vraiment aidé en début d’année, c’était comme mon grand frère. Il me donnait beaucoup de conseils sur la glace, mais aussi à l’extérieur. Quand il est parti, j’étais un peu triste, mais je savais que le poste de premier gardien, sans dire qu’il allait se libérer, allait devenir plus atteignable. J’ai continué à travailler fort et ça se passe bien jusqu’à présent.»

Dans la même catégorie que D’Aigle?

En coulisses, le nom de Denault commence à résonner. 

Certains s’attendent même à ce qu'il fasse courir les recruteurs de la LNH autant que Gabriel D’Aigle des Tigres de Victoriaville, la saison prochaine, s'il poursuit sa progression. Les deux jeunes portiers seront admissibles au repêchage de la LNH en 2025.

Certes, il est encore tôt. 

Toutefois, la courbe de progression de Denault fait dire à l’entraîneur des gardiens de but de l’équipe, Pascal Lizotte, que le meilleur est à venir.

«Ça reste un jeune joueur dans la ligue et l’écart entre le niveau qu’il jouait l’an dernier et cette année, est énorme, assure Lizotte en faisant référence au fait que Denault évoluait dans les rangs scolaires, à l’Académie St-Louis. Il est en train de rattraper ce retard grâce à son intelligence qui l’aide à faire de bonnes lectures. [...] Au début de l’année, il ne pouvait pas tirer avantage de son physique, il n’était pas rendu là. Maintenant, c’est en train de devenir un atout pour lui parce qu’il lit mieux le jeu et que son positionnement est meilleur. Les tirs qu’il ne touchait pas en début de saison, il les touche maintenant.»

Ce dernier a d’ailleurs discuté avec l’entraîneur des gardiens de but du Lightning de Tampa Bay, Frantz Jean, en début de saison, afin de savoir comment travailler avec un gardien de cette taille, Jean ayant dirigé Ben Bishop pendant plusieurs saisons à Tampa.

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