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Le gardien Carey Price doit partir

Carey Price lors d’un entraînement au Complexe Bell de Brossard, le 9 décembre.
Carey Price lors d’un entraînement au Complexe Bell de Brossard, le 9 décembre. Photo d’archives, Chantal Poirier
Photo portrait de Michel Bergeron

Michel Bergeron

2022-03-19T09:00:00Z

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L’incertitude entourant l’état de santé du gardien du Canadien Carey Price empêche Kent Hughes et Jeff Gorton de réellement pouvoir mettre leur plan à exécution. C’est aussi simple que ça.

D’accord, le duo de gestionnaires hockey du Tricolore a réglé deux dossiers importants au cours des dernières semaines en cédant Tyler Toffoli aux Flames de Calgary, puis Ben Chiarot aux Panthers de la Floride.

Deux transactions lors desquelles Hughes a reçu ce qu’il voulait. Ça, ça va.

Mais le plan qu’il désire mettre en place pour l’avenir du Canadien dépend de Price. Tant que ce dossier ne sera pas réglé, rien ne le sera. Va-t-il jouer ? Sa carrière est-elle compromise ?

Depuis quelques semaines, on le voit patiner pendant une vingtaine de minutes et recevoir des tirs inoffensifs. On essaie tous de déceler quelque chose, positif ou négatif, sur la progression de son genou.

C’est devenu une distraction pour tout le monde. Le Canadien joue du bon hockey depuis l’arrivée de Martin St-Louis. Le vestiaire semble se replacer.

Pour le bien de tout le monde, il faudrait que Price quitte.

Même s’il est en mesure de revenir pour trois ou quatre matchs cette saison, ça ne changera rien. On va passer l’été à spéculer sur l’état de santé du 31 et ça va laisser l’organisation encore une fois dans une incertitude qui va les empêcher d’aller vers l’avant.

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Les partisans du CH vivent de « peut-être » et de « si » depuis le début de la saison dans le cas de Price. On ne sait jamais rien. On nous dit qu’il progresse, mais sans plus.

Ça ne peut pas continuer comme ça. Le Canadien est une franchise trop prestigieuse pour se permettre de continuer à faire du surplace en attendant de savoir si son gardien va revenir au jeu. Et s’il le fait, on ne sait même pas à quel niveau il sera.

Le Tricolore doit aller de l’avant. Il doit regagner sa crédibilité rapidement et redevenir une équipe compétitive. 

On ne parle pas des Sabres de Buffalo, ici. Le CH n’a pas le droit de finir dans la cave pendant plusieurs années en espérant un jour mettre la main sur le sauveur au repêchage.

Tourner la page sur Petry

D’ailleurs, parlant de repêchage, je pense qu’il s’agirait du meilleur moment pour y aller d’un coup d’éclat dans le dossier Price.

L’événement aura lieu à Montréal cette année et le moment serait parfaitement choisi pour y aller d’un message fort, soit celui que l’organisation regarde maintenant vers l’avant et qu’elle est prête à passer le flambeau aux Nick Suzuki et Cole Caufield.

Il n’y a pas que le dossier Price qui lie les mains de Hughes et Gorton en ce moment. Évidemment, Jeff Petry est un autre cas qui devra être réglé rapidement. Hughes n’a pas caché jeudi qu’il n’hésiterait pas à échanger le vétéran défenseur si une offre intéressante lui était faite.

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Si ce n’est pas d’ici lundi, il faudra que ça se fasse au repêchage. Le Canadien doit libérer son salaire de sa masse salariale, mais, surtout, tourner la page sur une fin de règne catastrophique à Montréal pour le 26.

Personne n’a oublié l’épisode Zack Kassian – Samuel Montembeault. À ce moment, Jeff Petry a prouvé à tout le monde qu’il ne voulait plus jouer à Montréal.

Tu n’as pas besoin de ce genre d’exemple dans un vestiaire composé de plusieurs jeunes joueurs prometteurs.

Le gros contrat de Gallagher

Je pourrais vous parler de Brendan Gallagher aussi, mais l’espace manque. Lui aussi devra partir. Son contrat est déjà un boulet.

Je préfère toutefois conclure sur une note positive. J’ai énuméré plusieurs dossiers chauds dans cette chronique et j’en ai omis un : Martin St-Louis.

Elle est là, la priorité de Hughes et Gorton. Il faut confirmer son poste le plus rapidement possible.

Le CH a trouvé son entraîneur d’avenir et il ne doit pas le laisser lui filer entre les doigts.

– Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

OÙ IRA GIROUX ?

Claude Giroux a disputé son 1000e match dans l’uniforme des Flyers de Philadelphie et il semble maintenant qu’il sera échangé. Les Panthers de la Floride et l’Avalanche du Colorado semblent très agressifs dans ce dossier. Selon ce qu’on entend, Giroux aurait refusé de rejoindre les Bruins de Boston et les Rangers de New York. Peut-être ces derniers n’étaient-ils pas prêts à discuter d’une possible extension de contrat ? Ça me fait un peu penser à Ben Chiarot. Je suis persuadé qu’il va signer avec les Panthers de la Floride. En faisant son acquisition à gros prix, il est évident que le directeur général des Panthers Bill Zito était au courant des demandes contractuelles du défenseur. Ç’a probablement facilité les négociations avec le Canadien.

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BRAVO ÈVE GASCON !

La gardienne Ève Gascon va écrire une page d’histoire en disputant un match dans la LHJMQ avec les Olympiques de Gatineau, ce soir. Premièrement, je souhaite lui offrir mes plus sincères félicitations. Si elle en est là, c’est parce qu’elle l’a mérité. L’entraîneur-chef Louis Robitaille prend cette décision parce qu’il lui fait confiance, rien d’autre. Il n’y a pas de passe gratuite dans la vie. En plus, elle fera face à un bon test face à un Océanic de Rimouski qui, me dit-on, travaille sans cesse. Bravo à cette jeune pionnière !

BRAVO AU « BEAR » ! 

J’ai adoré les propos d’André Tourigny la semaine dernière lorsqu’il a été questionné sur la faible représentation d’entraîneurs de la LHJMQ dans la LNH. J’ai personnellement fait partie des privilégiés, mais on n’était pas nombreux à mon époque, et c’est encore le cas aujourd’hui. Ça semble toujours être plus difficile pour un Québécois, et ce, peu importe la position. Julien BriseBois et Kent Hughes sont les seuls directeurs généraux québécois tandis que Martin Madden est le seul dépisteur-chef né au Québec. Même pour les joueurs, c’est plus compliqué. Prenez Anthony Mantha, par exemple. Il était le meilleur pointeur des Red Wings, mais jouait sur le quatrième trio avant d’être cédé à Washington. D’ailleurs, j’espère que Tourigny n’est pas parvenu à atteindre la LNH parce qu’il a fait le saut dans la Ligue de l’Ontario. Si c’est le cas, c’est un véritable scandale.

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