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Le duo père-fils qui veut faire de son équipe les Knights de London de la LHJMQ

DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-05-12T20:30:36Z

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SAGUENAY | Et si les Wildcats de Moncton étaient les Knights de London de la LHJMQ ? 

C’est du moins ce qu’espèrent devenir l’entraîneur-chef de l’équipe, Gardiner MacDougall, ainsi que son fils et directeur général, Taylor.

Se comparer à l’organisation la plus prestigieuse du hockey junior canadien, c’est se mettre beaucoup de pression. Mais les similitudes existent.

Évidemment, il y a le lien familial en haut de la pyramide. Si, à Moncton, c’est un duo père-fils qui gère les opérations hockey, à London, ce sont les frères Dale et Mark Hunter.

Puis, il y a aussi — et c’est non négligeable — les moyens financiers à leur disposition, en plus de la taille du marché dans lequel ils évoluent et les infrastructures à leur disposition. Les Knights sont la propriété des Hunter, alors que les Wildcats sont la propriété de la famille Irving.

Se baser sur leurs succès

Dans ses anciennes fonctions d’entraîneur-chef du programme universitaire de l’Université du Nouveau-Brunswick, Gardiner MacDougall avait passé beaucoup de temps à London, où il tentait de recruter des joueurs des Knights. Il y avait alors développé une bonne relation avec les frères Hunter, et avait pu y observer ce qui expliquait leurs succès.

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« Quand Taylor et moi avons accepté les postes, on a regardé ce que les Knights de London ont fait. Quand tu veux avoir du succès, tu essaies de voir ce que les meilleurs font.

« Mark et Dale sont des légendes de la LCH. Tout ce qu’ils ont fait à London est un succès. Ils pourraient jouer à Tiddlywinks et ils rempliraient leur aréna. »

Dale Hunter (entraîneur-chef) et Gardiner MacDougall (entraîneur adjoint) dans le cadre du camp d’entraînement d’équipe Canada junior, édition 2026, au Gale Centre Arena à Niagara Falls, le samedi 13 décembre 2025. PHOTO MARTIN CHEVALIER
Dale Hunter (entraîneur-chef) et Gardiner MacDougall (entraîneur adjoint) dans le cadre du camp d’entraînement d’équipe Canada junior, édition 2026, au Gale Centre Arena à Niagara Falls, le samedi 13 décembre 2025. PHOTO MARTIN CHEVALIER Photo Martin Chevalier

Ce qui a fait la force des Knights, au fil des ans, c’est surtout leur capacité à attirer des joueurs que personne d’autre ne réussissait à convaincre.

Et ça, évidemment, ça dérange. En voilà, une autre similitude entre les Hunter et les MacDougall.

Car à pareille date, l’an dernier, personne n’aurait pu prédire que les Wildcats seraient de retour parmi l’élite de la LHJMQ, et en finale, de surcroît.

Ils venaient de subir l’élimination en demi-finale de la Coupe Memorial, face aux Knights de London, justement, et ils semblaient se diriger tout droit vers ce qui attend à peu près toutes les équipes championnes : un long processus de reconstruction. Ils se préparaient alors à perdre tout près de 20 joueurs de cette édition championne.

Mais tout ça n’est pas arrivé. Parce que pendant que toute la Ligue canadienne de hockey (LCH) naviguait en territoire inconnu, en raison des nouvelles règles dans la NCAA, les Wildcats, quant à eux, ont utilisé cette nouvelle réalité à leur avantage en attirant dix joueurs américains dans leurs rangs, et non les moindres.

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Le jeune défenseur Tommy Bleyl, élu défenseur de l’année dans la LHJMQ, et les attaquants Teddy Mutryn, Gavin Conforth et Ryan Chudzinski, entre autres, ont tous eu un impact immédiat et ont aidé la troupe de Caleb Desnoyers à demeurer dans l’élite de la ligue.

Pas plus facile pour les gros marchés

Mais tout ça ne s’est pas fait sans écorcher, au passage, des dirigeants d’équipes adverses qui voient un retour en arrière et un système au plus fort la poche, qui favorisera inévitablement les gros marchés, comme Moncton.

Certains ont réclamé que la LHJMQ légifère et limite le nombre de joueurs américains permis dans chacune des équipes, ce qui n’est pas dans les plans de la ligue pour l’instant, nous a confié le commissaire Mario Cecchini récemment.

« Nous étions dans une situation particulière, alors que plusieurs places dans notre alignement étaient libres, estime Taylor MacDougall. On a travaillé fort pour les combler avec de bons joueurs. Je ne crois pas que le marché soit important. Les bonnes organisations vont trouver un moyen de remplacer les joueurs qu’ils perdent. Tout le reste [les critiques], c’est bien au-dessus de ce pour quoi on me paie », ajoute-t-il.

Taylor MacDougall
Taylor MacDougall DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

La nouvelle façon de faire ?

Ont-ils trouvé le bogue dans la matrice ? Est-ce par là que devront maintenant passer les équipes afin d’éviter de devoir retomber continuellement dans de nouveaux cycles de cinq ans visant, espèrent-elles, à les mener vers une ou deux saisons au cours desquelles elles aspireront au titre ? Ou est-ce un privilège qui ne sera réservé qu’aux plus nantis ?

Selon le Cape Breton Post, les Eagles du Cap-Breton auraient déjà invité dix Américains à leur camp d’entraînement de la saison prochaine. Ils devraient faire partie des bonnes formations du circuit.

« Chaque équipe aura sa philosophie. Si quelqu’un gagne la coupe, tout le monde veut les copier. Quand la Floride a gagné la coupe Stanley, toutes les équipes ont voulu devenir les Panthers. Il y aura toujours un peu de ça », estime Gardiner MacDougall.

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