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Le duo Bergevin-Therrien est de retour: «J’irai à la guerre pour lui»

Étienne Bouchard

2025-12-11T16:23:59Z
2025-12-11T22:58:54Z

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Michel Therrien a beau avoir annoncé en septembre son retrait de la vie publique, il reste que la flamme du coaching brûlera toujours en lui et l’annonce de sa nomination à titre d’entraîneur-chef du Canada à la prochaine Coupe Spengler avec, de surcroît, Marc Bergevin comme directeur général ne doit pas étonner outre mesure.

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L’embauche du pilote, confirmée jeudi par Hockey Canada, a surpris certains partisans et sûrement quelques journalistes également. Ils sont plusieurs qui ne croyaient pas revoir un jour le duo québécois ayant œuvré pour le Canadien de 2012 à 2017. Or, pour ainsi dire, les relations diplomatiques se sont réchauffées entre les deux hommes malgré le congédiement de Therrien il y a plus de huit ans et demi.

Et voilà que le tandem a désormais le mandat de procurer au pays un premier championnat à cette compétition depuis 2019.

«J’ai été honoré par son invitation, a affirmé Therrien en entrevue téléphonique, spécifiant que celle-ci avait eu lieu vers la mi-novembre. [Après 2017], on s’est reparlé plus tard. J’ai énormément de respect pour Marc. C’est un excellent gars de hockey, un grand travaillant. J’ai passé cinq belles années avec lui et il représente une partie spéciale de ma vie. Lorsqu’il m’a ramené à Montréal, je n’avais pourtant pas appliqué pour redevenir instructeur-chef du CH.»

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«J’irai à la guerre pour lui», a-t-il ajouté en estimant «qu’un coach et un DG ne doivent faire qu’un» pour guider une équipe vers le succès.

Le foyer au gaz est fonctionnel

Mais pourquoi avoir mis de côté momentanément la retraite? À ce propos, Therrien a offert divers éléments de réponse, incluant une savoureuse analogie.

«J’ai eu le privilège d’être un entraîneur durant 15 ans et quand tu diriges, tu conserves le feu sacré du coaching. C’est comme un foyer au gaz toujours allumé! a-t-il imagé, disant avoir discuté de la question avec sa femme, notamment, avant d’accepter la demande du DG. Après avoir été adjoint avec les Flyers de Philadelphie [de 2019 à 2022], j’ai eu d’autres chances de presser le bouton du foyer, mais je n’ai pas pu le faire. Là, oui. Et j’embarque à 100%!»

Concrètement, c’est une occasion d’une vie que l’instructeur devait saisir en dépit de son bagage substantiel. Pour cette raison, il a choisi de repousser une opération au dos qu’il prévoyait de subir en novembre.

«Une bucket list comprend des trucs qu’on ne pourra jamais accomplir. Jouer au golf avec Tiger Woods, ça n’arrivera pas! Puis, il y avait la Coupe Spengler sur ma liste. C’est un événement majeur en Europe et je ne pouvais pas dire non, a-t-il déclaré. Enfiler le chandail du Canada et le représenter, peu importe le tournoi, ça vient te chercher.»

Du travail intense à venir

Ainsi, Therrien recommencera à se réveiller aux alentours de 5h30 du matin très bientôt. Ses troupiers ont intérêt à se lever tout aussi rapidement, surtout sur la glace. Le premier match, prévu le 26 décembre contre la sélection collégiale américaine, viendra plus tôt que tard. Et le premier entraînement devrait se tenir peu avant Noël. Les célébrations se dérouleront davantage au terme de la compétition, espère le pilote.

«Victoire ou défaite, ce sera une expérience extraordinaire. À la Coupe Spengler, on veut créer des souvenirs, mais si on gagne, on créera des liens. C’est ça, la différence, a indiqué l’entraîneur. Prenez par exemple les funérailles de mon mentor Jean-Claude Morrissette [le mois dernier]: les trois quarts des joueurs des Prédateurs de Granby, la formation championne de la Coupe Memorial 1996, étaient présents.»

D’ici la mise au jeu initiale, des réunions servant entre autres à identifier les athlètes qui porteront les couleurs de l’unifolié seront à son programme. En plus de Bergevin, Therrien pourra compter sur l’aide de ses assistants Drew Bannister, Rob Cookson et Patrice Lefebvre. Ce dernier a eu droit à de bons mots de l’instructeur-chef.

«C’est le meilleur marqueur de l’histoire de la LHJMQ. J’aime beaucoup les négligés, son histoire est celle d’un underdog, comme celle de Francis Bouillon, a-t-il considéré. C’est un chic type, un travailleur acharné. Tout le monde le connaît en Europe.»

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