Hospitalisations : encore deux semaines de hausse, avertit le Dr Boileau
La santé publique n’a pas l’intention de prolonger le port du masque obligatoire en mai

Marc-André Gagnon
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Malgré la hausse des hospitalisations attendue d’ici deux semaines, la Santé publique n’a pas l’intention de prolonger le port du masque obligatoire au-delà du 1er mai, à moins que le virus en décide autrement.
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« Ce n’est vraiment pas l’intention », a indiqué le directeur national de santé publique par intérim, le Dr Luc Boileau, en faisant le point sur la pandémie, vendredi.
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« La météo pourrait aider aussi, donc on n’a pas l’intention de poursuivre ça au mois de mai », a-t-il assuré.
Dans l’attente, « les experts sont unanimes », a souligné le Dr Boileau. « La tendance à la hausse pourrait se poursuivre encore vraisemblablement deux semaines », a-t-il prévenu.
Malgré une certaine stabilisation en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord, la tendance est toujours à la hausse au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent, dans la Capitale-Nationale, en Chaudière-Appalaches, en Mauricie et dans le Centre-du-Québec.
Dans la grande région de Montréal et l’Estrie, qui ont été un peu moins affectées jusqu’à maintenant, la vigilance est de mise, comme partout ailleurs.
13 000 absents
Au cours des 24 dernières heures, plus de 3500 nouveaux cas ont été rapportés (malgré l’accès restreint aux tests PCR) et une cinquantaine de patients atteints de la COVID se sont ajoutés au bilan des hospitalisations.
Dans le réseau de santé et de services sociaux, plus de 13 000 travailleurs sont absents (comme en janvier), ce qui augmente le risque de reports de chirurgie et de bris de service.
« Même si le Québec a amorcé un retour à une vie plus normale ces dernières semaines, la situation quant à elle reste fragile, a répété le Dr Boileau. Il ne faut pas oublier que le virus est encore très présent et que la pandémie n’est pas encore terminée. »

Effort collectif
À l’approche du long congé de Pâques, la semaine prochaine, le grand patron de la Santé publique invite les Québécois à faire preuve d’une « grande prudence », notamment en se rappelant qu’une personne atteinte du virus demeure contagieuse pendant dix jours.
Dans ce contexte, le Dr Boileau considère que de prolonger le port du masque obligatoire dans les lieux publics jusqu’à la fin avril est un moindre mal, même qu’il ne serait pas étonné que d’autres provinces ou États emboîtent le pas.
Une fois cette dernière mesure populationnelle levée, la Santé publique voudra s’en tenir à « encourager les gens à avoir des comportements responsables ».
Pas d’autres mesures en vue
Quoi qu’il arrive, la possibilité d’ajouter de nouvelles mesures est toujours écartée.
« On n’a pas de projection qui nous amène à avoir des taux d’hospitalisation, des nombres d’hospitalisations aussi élevés que ce qu’on a connu au mois de janvier », a rapporté le Dr Boileau.
« L’intention, c’est vraiment de revenir dans un contexte le plus normal possible, mais on ne décide pas de ça, a-t-il rappelé. C’est la contagion qui va décider de ça, ce sont les mesures prises par tout le monde d’une façon responsable, par tous les citoyens. »