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Le double olympien Pierre-Luc Poulin prend un pas de recul en espérant que le Canada embauche un entraîneur de renom

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Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-12-12T18:50:00Z

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Toujours amoureux de son sport, le kayakiste Pierre-Luc Poulin souhaite poursuivre sa carrière, mais il attend toutefois un signal fort de sa Fédération avant de confirmer qu’il s’engage pour un autre cycle olympique.

Après le blues des Jeux olympiques au retour de Tokyo en 2021, Poulin et ses coéquipiers du K-4 500 m ont dû composer avec plusieurs changements à la barre de l’équipe canadienne de kayak qui ont contribué à l’échec de Paris.

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«Notre performance à Paris a été à l’image de la situation au sein de l’équipe au cours des mois précédents, a résumé Poulin, dont le bateau a raté la finale A. Quand tu changes d’entraîneur à un mois et demi des Jeux, ce n’est pas parce que la situation va bien. Ça allait très mal et le changement devait arriver. On a eu quatre ou cinq entraîneurs pendant le dernier cycle olympique.»

Sur une base intérimaire, c’est le grand patron du kayak et ancien champion mondial Anders Gustafsson qui a pris la relève de Samuel Raiche, embauché en décembre 2022.

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«Ce n’était pas une mauvaise personne, mais il n’était pas à sa place, a résumé le kayakiste de 29 ans au sujet de Raiche. La faute ne revient pas seulement à l’entraîneur et à la Fédération. Tout le monde a une part de responsabilités.»

En attente d’un candidat prestigieux

Les démarches pour dénicher le futur entraîneur sont amorcées. Canoe Kayak Canada souhaite que le candidat retenu soit en place pour le premier camp d’entraînement en février à San Diego.

«J’adore mon sport et j’ai encore le goût de me dépasser, mais j’ai besoin d’une équipe et de coéquipiers pour me rendre à Los Angeles en 2028, a-t-il expliqué. Je me suis engagé à rester en forme jusqu’au moment de l’embauche du nouvel entraîneur.»

«Je veux un entraîneur avec qui je serai fier d’être à ses côtés lorsque je me présenterai sur le quai, de poursuivre le double olympien. Un entraîneur qui nous laisse aller courser. On n’avait pas cette relation. Le Canada peut attirer des entraîneurs de premier plan comme on l’a vu en canoë. Andreas Dittmer est l’athlète le plus décoré en Allemagne. Le Canada possède un bon programme et le budget nécessaire pour embaucher une grosse pointure.»

Heureux de sa carrière

Toujours amoureux de son sport, Poulin est toutefois prêt à passer à autre chose si le projet proposé par la Fédération ne lui convient pas. «J’ai pris un pas de recul parce que je ne veux pas être déçu, a-t-il expliqué. Au moment de la nomination, je vais avoir deux choix. Je vais me dire que je ne veux pas rater cette opportunité ou bien je vais opter pour la retraite s’ils embauchent un entraîneur de club dont le mandat sera de reconstruire l’équipe.»

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À l’exception de Laurent Lavigne, qui est plus jeune, les deux autres membres du K-4 500 m à Paris sont dans la même situation que Poulin. Nicholas Matveev et Simon McTavish possèdent une longue expérience et souhaitent la venue d’un entraîneur qui possède une intéressante feuille de route à l’international.

Poulin n’aura pas de regrets s’il accroche sa pagaie. «Depuis 2022, je suis content de ma carrière. Dans mon boulot avec le Groupe Océan, j’ai le sourire tous les jours. Je suis sur l’eau tous les jours et c’est important. Mon employeur a été d’un grand soutien pour me rendre à Paris et il va continuer de m’appuyer si je décide de poursuivre ma carrière.»

Une bonne discussion avec une légende

Avant de prendre son vol de retour après les Jeux pour rentrer à la maison, Poulin a rencontré la légende du kayak canadien Adam van Koeverden, qui était présent à Paris dans son rôle de secrétaire parlementaire du ministre de l’Environnement et du Changement climatique et de la ministre des Sports et de l’Activité.

«On attendait notre vol à Charles de Gaulle et Adam m’a dit de ne pas prendre ma retraite et que j’avais encore ma place, a-t-il raconté. Cette discussion de 90 minutes m’a fait du bien dans le contexte où j’évaluais la possibilité d’arrêter.»

En attente de la décision de Kayak Canada, Poulin garde la forme en mariant la musculation et le ski de fond et il assure qu’il sera prêt pour la prochaine saison s’il décide de poursuivre, peu importe s’il participe aux camps d’entraînement à San Diego ou non.

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