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Le doigt d’honneur de William Nylander n’est pas sans rappeler les derniers moments de Guy Carbonneau avec le Canadien

Capture d’écran
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2026-01-26T15:55:03Z

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L’attaquant des Maple Leafs de Toronto William Nylander se retrouve en plein cœur d’une tempête après avoir dirigé un doigt d’honneur vers une caméra de télévision qui le filmait, depuis la passerelle, dimanche lors du match entre les Leafs et l’Avalanche du Colorado. Et il n’est pas le premier joueur à se retrouver dans le pétrin après un tel geste.

Blessé à l’aine, l’attaquant vedette des Leafs regardait, impuissant, la défaite de 4 à 1 de son équipe quand la caméra s’est arrêtée sur lui ainsi que sur les autres joueurs de Toronto qui n’étaient pas en uniforme. C’est là qu’il a soulevé le majeur en riant.

Évidemment, le geste a provoqué un tollé et Nylander a dû s’excuser, par le biais de son compte Instagram, pour ce «moment de frustration».

Selon les dernières informations, la LNH se penche actuellement sur le dossier et Nylander pourrait être puni.

Voici d’autres moments où des athlètes professionnels se sont retrouvés au cœur d’une controverse en raison d’un geste similaire.

Le doigt qui a chassé «Carbo» de Montréal

Le geste de Nylander a certainement rappelé aux partisans du Canadien l’épisode du 2 mai 1994 lorsque Guy Carbonneau avait envoyé promener le photographe du Journal de Montréal Normand Pichette alors qu’il se trouvait sur les allées du club de golf de Rosemère avec ses coéquipiers Patrick Roy et Vincent Damphousse, trois jours après que le Canadien eut subi une défaite en première ronde des séries éliminatoires face aux Bruins de Boston.

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La photo s’était retrouvée dès le lendemain en page couverture du Journal, amplifiant davantage les rumeurs de transaction déjà intenses au sujet du capitaine du CH.

Trois mois plus tard, il passait aux mains des Blues de St. Louis en retour de Jim Montgomery, une transaction qui a très mal vieilli. Montgomery n’aura finalement joué que cinq matchs avec le Tricolore tandis que «Carbo» allait disputer six autres saisons dans la LNH, remportant la coupe Stanley avec les Stars de Dallas en 1999.

Le doigt coincé d’Andrew Ference

En 2011, la rivalité entre le Canadien et les Bruins de Boston battait son plein et les deux rivaux s’étaient affrontés lors du premier tour des séries éliminatoires.

Les Bruins étaient largement favoris, mais le CH était parvenu à prendre les devants 2 à 1 dans la série et il semblait se diriger vers une avance de deux matchs, puisqu’il menait 3 à 1 à mi-chemin dans le match numéro 4.

C’est alors qu’Andrew Ference, un défenseur davantage reconnu pour ses qualités défensives, avait décoché un tir frappé qui avait battu Carey Price, redonnant vie aux Bruins. Ference s’était alors retourné vers les partisans du CH dans les gradins et leur avait brandi le doigt d’honneur. Il avait ensuite été expulsé du match et avait reçu une amende de 2500$. Après le match, il avait prétexté que son gant était resté coincé.

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Un an plus tard, il avait toutefois confirmé ce que tout le monde avait vu.

«Le manque de responsabilité est criant dans notre monde. Il suffit de voir les procès abusifs ou les accusations mutuelles des politiciens à travers le monde. Je l’avoue, j’ai moi-même tenté de justifier mon geste obscène après un but à Montréal par un problème de gant. Au premier tour des séries éliminatoires entre deux des plus grands rivaux de notre sport, j’ai marqué le but égalisateur dans l’aréna adverse, mais mon poing levé s’est transformé en un langage des signes qui transcende toutes les frontières. Affronter les médias et une possible suspension a eu raison de mon sens des responsabilités. L’instinct de survie est puissant... Il est plus facile de rejeter la faute sur autrui et de négliger ses propres responsabilités», avait-il écrit dans un article de blogue.

D’ailleurs, les Bruins avaient finalement gagné le match numéro 4 en prolongation, puis la série en sept parties avant de soulever la coupe Stanley, quelques semaines plus tard.

Quand le proprio se trompe de doigt

MEGA/WENN
MEGA/WENN

Jerry Jones est l’une des figures les plus connues dans la NFL et probablement l’une des plus controversées également. Le richissime propriétaire des Cowboys de Dallas s’est d’ailleurs retrouvé dans une controverse entourant un doigt d’honneur en début de saison.

Le 7 octobre dernier, l’homme d’affaires avait été pris en flagrant délit de majeur après une victoire des Cowboys face aux Jets au MetLife Stadium de New York. Semblant pointer un partisan dans les gradins, on le voit ensuite lui envoyer le fameux doigt d’honneur.

Jones s’était ensuite défendu en disant qu’il s’était trompé de doigt et qu’il désirait plutôt soulever le pouce et non le majeur.

«C’était un échange avec nos supporters devant nous. Il y avait une foule immense de fans des Cowboys, pas des fans des Jets, des fans des Cowboys, et tout le stade vibrait de l’enthousiasme des Cowboys, surtout en fin de match», avait-il assuré.

Néanmoins, la NFL lui avait imposé une amende de 250 000$.

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