Erik Karlsson impatient envers un journaliste montréalais


Mathieu Boulay
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SAN JOSE | La date limite des transactions se termine vendredi dans la LNH. Certains joueurs ont l’épiderme sensible avec les journalistes. C’est le cas du défenseur Erik Karlsson, qui a démontré de l’impatience après une question d’un journaliste montréalais.
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La scène s’est déroulée après l’entraînement matinal des Sharks lundi matin. Plusieurs vétérans étaient disponibles dans le vestiaire afin de commenter la transaction majeure qui a envoyé Timo Meier aux Devils du New Jersey.
Karlsson a été cavalier envers le journaliste de Cogeco Nouvelles Martin McGuire, qui lui a posé une question de routine.
«J’ai répondu à ce type de question au moins quatre fois, a indiqué Karlsson sur un ton condescendant. Vous avez préféré poser des questions à ce gars-là [en pointant vers son coéquipier Marc-Édouard Vlasic] à la place.»
Après sa réponse, il s’est dirigé vers la sortie du vestiaire tout en laissant les journalistes en plan. Ceux-ci ont été surpris par la réaction passive agressive du joueur étoile des Sharks.
Convaincu de rester
Le nom de Karlsson a beaucoup circulé dans les rumeurs de transaction durant les dernières semaines.
Cependant, malgré l’intérêt de quelques équipes, son faramineux contrat de huit ans et 92 M$ est une embûche importante dans les discussions. Peu d’équipes ont l’espace nécessaire sous le plafond salarial pour accueillir ce type de montant d’argent.
Karlsson semble convaincu qu’il sera toujours avec les Sharks après la date limite.
«Si les Sharks m’avaient demandé de lever ma clause de non-mouvement, ils l’auraient déjà fait, a souligné le Suédois de 32 ans. Je ne m’en fais pas avec cela et je suis ici pour jouer au hockey. Je m’amuse bien.»
«Ce n’est pas une situation stressante. On se plaît bien ici [sa famille et lui]. J’ai du plaisir et je souhaite que ça se poursuive. C’est le type de chose sur laquelle tu n’as pas de contrôle.
«Nous ne bataillons pas pour une place en séries. Ce sera une autre saison où on retournera tôt à la maison. Ça fait partie de la business.»
Karlsson peut dormir sur ses deux oreilles. Le directeur général des Sharks, Mike Grier, a confirmé dans les derniers jours qu’il ne cherchait pas à échanger son excellent défenseur.
Il va écouter les offres, mais il ne sera pas le premier à décrocher le téléphone pour conclure une transaction. À l’heure actuelle, les chances de le voir partir sont minces.
Karlsson connaît une excellente campagne avec une récolte de 77 points en 60 rencontres. Son meilleur rendement depuis sa saison 2011-2012 avec les Sénateurs d’Ottawa (78 points).