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Le deuxième centre d'avenir débarquera-t-il en fin de saison?

Michigan Photography
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2024-10-29T04:00:00Z
2024-10-29T19:55:02Z

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«De la façon que Michael Hage joue, j'ai l'impression que ce sera une année et puis, au revoir. S’il poursuit dans cette veine, il pourrait jouer dans la LNH à la fin de la saison», prédit au bout du fil Graham Barker, journaliste affecté à la couverture de l’Université du Michigan pour le Michigan Daily.

Alors que les Canadiens connaissent un début de saison en demi-teinte, Hage, lui, roule à un train d'enfer dans la NCAA. Choisi au 21e rang par le CH au dernier repêchage, un peu dans l’ombre de la spectaculaire sélection d’Ivan Demidov au cinquième échelon, l’attaquant ontarien est dominant jusqu’ici après six matchs avec sept points, dont quatre buts, et déjà quelques bijoux dignes des jeux de la semaine en possession de rondelle.

«Avec la rondelle sur son bâton, il est aussi bon que n’importe quel joueur, vante l’entraîneur adjoint de l’Université du Michigan Rob Rassey. Pour ses habiletés globales en termes de fabrication de jeu, on est dans l’élite.»

Hage permet de rêver à des jours meilleurs à Montréal. Et si c’était lui, et non Kirby Dach, le deuxième centre d’avenir des Canadiens? Et s’il refusait de ralentir et débarquait dans la métropole québécoise après une seule saison sur les bancs d’école au Michigan?

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Il y a une urgence chez les Canadiens de gagner plus de matchs, et c’est l’arrivée éventuelle du reste de la relève – les Hage, Demidov, David Reinbacher et Jacob Fowler – qui pourrait mettre un terme à la reconstruction. Cette même urgence ne se ressent pas toutefois chez Hage, qui, sur le plan personnel, ne veut pas brûler les étapes.

«Je prendrai une décision avec ma famille et mes conseillers à la fin de l’année, mais ce qu’il faut retenir, c’est que je ne suis pas pressé, laisse tomber le principal intéressé lors d’un entretien téléphonique. Il est encore tôt. J’adore ça ici, à l’école.

«L’opinion des Canadiens entrera aussi en ligne de compte, mais je ne crois pas qu’ils sont pressés, eux non plus.»

Lire ici que Hage considérera l’offre des Canadiens si elle arrive sur sa table à la fin de la saison... mais qu’il verrait d’un bon œil une deuxième année universitaire.

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Entre bonnes mains

«Owen Power, Luke Hughes et Matthew Beniers... ils sont tous les trois passés par notre programme et ils ont tous joué deux ans ici avant d’atteindre la LNH, note l’entraîneur adjoint Rassey. On verra bien. Tout le monde est différent.»

La voie de la NCAA a ceci d’intéressant qu’elle est très formatrice pour les jeunes joueurs, qui apprivoisent le jeu contre des adultes ainsi que la conciliation hockey-études.

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Le calendrier de matchs plus léger comporte également deux bienfaits non négligeables. Le premier est qu’il permet aux joueurs de passer plus de temps dans le gymnase. Pour cela, l’Université du Michigan a des installations de classe mondiale; un complexe d’entraînement de 280 000 pieds carrés qui a coûté 168 beaux millions de dollars à construire. Un espoir comme Hage, qui désire jouer au centre dans la LNH et qui veut ajouter du muscle à sa charpente, peut en tirer profit.

«Je pèse 190 livres à l’heure actuelle, mais je suis sûr que je peux me rendre à 200 ou 205 livres avec un peu de temps, confie d’ailleurs Hage. Il me reste encore beaucoup de masse à prendre, je n’ai pas encore rempli tout l’espace disponible.»

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Un calendrier de 34 matchs rend aussi chacun d’eux particulièrement important.

«Tu dois te présenter chaque soir, explique Hage, qui a récemment reçu la visite du directeur du développement du CH, Rob Ramage. Il y a un niveau d’intensité plus élevé que tu sens le besoin d’amener dans ton jeu. Un match tôt dans la saison contre une équipe de ta conférence peut faire en sorte que tu es exclu du tournoi de fin d’année.

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«Tu n’as juste pas le temps de te cacher derrière des excuses.»

Une éponge

Même si l’Université du Michigan connaît un début de saison ordinaire (3-2-1), l’impact de Hage a été immédiat.

«L’attaque a été bof jusqu’ici, il y a 12 nouveaux gars au sein de l’équipe cette année, souligne le journaliste local Graham Barker. Hage est le seul attaquant depuis le début de la saison qui est capable de créer des choses à l’aide d’efforts individuels. L’entraîneur-chef Brandon Naurato le voit comme un joueur capable de changer le cours d’un match (gamebreaker).»

Hage est apparemment très facile à diriger. Une véritable éponge, raconte-t-on.

«C’est quelque chose que Naurato a mentionné à quelques reprises, note Barker. Il apprend vraiment rapidement. Naurato raconte que tu peux enseigner une chose à Michael et la voir être immédiatement intégrée à son jeu.

«Pour d’autres joueurs, il faut insister deux ou trois fois, mais pas lui. C’est assimilé instantanément.»

Naurato n’était pas disponible pour nous parler directement. Or, son adjoint Rob Rassey avait un point de vue d’autant plus intéressant à offrir sur Hage qu’il a été recruteur amateur pour les Red Wings pendant deux ans.

On a demandé à Rassey de se remettre dans les souliers de recruteur. De nous aider à imaginer à quoi ressemblera Michael Hage à son apogée.

«Avec son talent, je vois l’habileté de jouer un rôle dans le top 6, observe-t-il. C’est son objectif. Et c’est très concevable.»

On vous rappelle que Dach joue à l’aile en ce moment. Dernièrement, Alex Newhook et Oliver Kapanen alternent au poste de deuxième centre. Ce poste, on dirait davantage qu'ils le gardent au chaud d’ici l’arrivée de Hage en 2026 ou... ce printemps.

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