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Le détecteur de mensonges: le nucléaire de l’Iran est une menace immédiate pour les États-Unis, selon Trump

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Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2026-03-02T20:05:55Z

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Donald Trump a autorisé samedi le déclenchement d’une guerre contre l’Iran en raison des « menaces imminentes » posées par le régime islamique contre les États-Unis. Le président et des membres de son administration ont indiqué que Téhéran était à « une semaine » d’avoir en sa possession des armes nucléaires et des missiles balistiques capables d’atteindre le territoire américain. Cette affirmation est pourtant contredite par plusieurs rapports et experts.

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Un peu de contexte

Les relations entre l’Iran et les États-Unis se sont dégradées pendant des mois avant que les États-Unis ne lancent officiellement une campagne militaire contre le régime islamique le 28 février.

Alors que les négociations visant à restreindre les capacités nucléaires de Téhéran étaient dans une impasse cet été, Washington s’est joint à Israël pour bombarder les principaux sites d’enrichissement d’uranium de l’Iran.

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Donald Trump a martelé que les attaques avaient « complètement anéanti » les principaux sites atomiques du pays, précisant que son programme nucléaire avait été retardé « de plusieurs décennies ».

Quelques mois plus tard, au mois de janvier, alors que de violentes manifestations contre le régime secouaient l’Iran, le président américain a averti les dirigeants islamistes que les États-Unis étaient prêts à intervenir militairement contre eux s’ils continuaient de tuer des civils pour consolider leur pouvoir.

Parallèlement, le premier ministre Benjamin Nétanyahou n’a cessé de militer pour une deuxième ronde de bombardements contre les installations nucléaires et militaires de l’Iran.

Après une brève accalmie et la reprise des négociations dans les dernières semaines, le président américain a finalement donné l’ordre d’attaquer l’Iran, affirmant qu’elle représentait une menace imminente à la sécurité du peuple américain.

Ces changements de positions et de justificatifs font planer le doute sur les réels objectifs de l’administration américaine en Iran.

Mensonge : l’Iran a des missiles balistiques et construit des armes nucléaires qui menacent les États-Unis

Dans un discours de huit minutes samedi, Donald Trump a affirmé que le régime iranien avait refusé de renoncer à ses ambitions nucléaires et s’apprêtait à attaquer les États-Unis.

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« lls ont tenté de reconstruire leur programme nucléaire et de continuer à développer des missiles à longue portée qui peuvent désormais menacer nos très bons amis et alliés en Europe, nos troupes stationnées à l’étranger et pourraient bientôt atteindre le territoire américain », a déclaré Trump.

La semaine dernière, l’envoyé spécial de Trump au Moyen-Orient, Steve Witkoff, a quant à lui déclaré que l’Iran était à « une semaine » de développer une arme nucléaire.

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Les faits

Les déclarations de Donald Trump et Steve Witkoff contredisent des évaluations récentes sur les capacités militaires de l’Iran faites par divers experts.

La semaine dernière, des hauts placés des services secrets américains ont indiqué au New York Times que Donald Trump « exagère » la menace représentée par le programme de missiles iraniens.

En mai 2025, l’Agence du renseignement de la Défense, une organisation fédérale, a d’ailleurs statué que l’Iran ne possède pas de missiles intercontinentaux capables d’atteindre le sol américain et qu’elle ne pourrait pas en développer avant une dizaine d’années.

En ce qui concerne l’arme nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a estimé que l’Iran disposait de jusqu’à 440 kg d’uranium enrichi à 60 % quand Israël et les États-Unis l’ont attaqué cet été.

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Le niveau d’uranium requis pour fabriquer une bombe nucléaire est de 90 %. La quantité d’uranium détenue par Téhéran aurait été suffisante pour fabriquer 10 bombes nucléaires si elle avait été enrichie davantage.

Or, les frappes de juin auraient retardé cette possibilité de plusieurs années, selon le gouvernement américain et diverses agences de renseignements.

Le directeur de l’AIEA, Rafael Grossi, a d’ailleurs indiqué cette semaine qu’il n’existait pour l’instant aucune preuve crédible que l’Iran développait des armes nucléaires qui seraient bientôt prêtes à être utilisées.

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