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Le dernier match de Gary Carter : 30 ans déjà

Agence QMI

2022-09-27T19:46:58Z

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Beaucoup de nostalgiques des Expos de Montréal suffisamment âgés pour s’en rappeler gardent encore un souvenir agréable du dernier match de la carrière de Gary Carter disputé il y a 30 ans, soit le 27 septembre 1992.

À l’intérieur d’un Stade olympique gonflé à bloc, plus de 41 000 partisans s’étaient réunis pour assister certes à la dernière partie locale de la saison des Amours, mais surtout, aux adieux sur le terrain du «Kid». Le numéro 8 avait déjà pris la décision de se retirer au terme de la campagne, qui a d’ailleurs marqué son retour dans la métropole québécoise après des séjours chez les Mets de New York, les Giants de San Francisco et les Dodgers de Los Angeles.

Question de souligner son départ dignement, Carter avait ravi l’auditoire venu l’acclamer. En fin de septième manche de la rencontre face aux Cubs de Chicago, il a envoyé par-dessus la tête de son ancien coéquipier Andre Dawson, qui patrouillait le champ droit et qui entretenait à l’époque une relation quelque peu tendue avec lui, pour produire l’unique point de la journée et recevoir du même coup une chaleureuse ovation. Immédiatement après son coup d’éclat, il a été remplacé par un coureur suppléant, Tim Laker, considéré à l’époque comme sa relève au poste de receveur dans l’organisation montréalaise. Ce 2092e coup sûr en carrière a représenté la dernière présence du futur membre du Temple de la renommée du baseball dans un match des grandes ligues.

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«Il était l'un des plus grands hommes que j'ai connus. En plus, il était un incroyable joueur de baseball, a décrit son ancien gérant Felipe Alou à la chaîne TVA Sports peu après le décès de Carter en février 2012. On ne retrouve pas cette combinaison très souvent. [...] Il était plus qu'un joueur de baseball : un excellent père, un mari incroyable, un homme très religieux, un homme de famille, bref, un individu extraordinaire.»

«J'avais énormément de respect pour lui. Je respectais son amour pour sa famille et il avait un enthousiasme enfantin pour le baseball», a pour sa part mentionné à la même époque Dawson dont les liens avec Carter s’étaient resserrés.

Rendez-vous manqué

Le parcours de Carter a été marqué par la conquête d’un titre de la Série mondiale, sauf que malheureusement pour les amateurs des Expos, celle-ci s’est matérialisée dans l’uniforme des Mets de New York en 1986, soit deux ans après un échange important conclu entre les deux organisations.

Onze fois invité à la classique des étoiles du baseball majeur, l’ex-joueur-vedette a mis la main sur trois Gants dorés et cinq Bâtons d’argent entre 1974 et 1992. Intronisé au Panthéon en 2003, il a vu l’équipe montréalaise retirer son numéro 8 une dizaine d’années auparavant.

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