Les Saguenéens étaient amochés, mais ils avaient gagné : les souvenirs inoubliables que garde Éric Fichaud du championnat d'il y a 32 ans


Stéphane Cadorette
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Celui qui protégeait le filet des Saguenéens lors de leur dernier championnat de la LHJMQ en 1994, Éric Fichaud, n’est pas près d’oublier à quel point l’exploit de l’époque avait laissé des traces.
« Je me souviens que ça avait été des séries très éprouvantes. Ça avait été long. On était très amochés pour la finale. Quand on est arrivé contre Laval, il y a beaucoup de monde qui ne nous donnait aucune chance », s’est-il remémoré à l’aube de cette nouvelle opportunité pour les Sags.
Vérification faite, la mémoire du gardien de but aujourd’hui âgé de 50 ans ne lui fait pas défaut !
Sa bande avait eu besoin de sept matchs pour disposer des Bisons de Granby en huitièmes de finale.
En quarts de finale, sous forme de tournoi à la ronde, les Saguenéens avaient dû traverser un match suicide contre les Faucons de Sherbrooke pour passer au tour suivant.
En demi-finale, encore une fois, sept parties avaient été nécessaires pour venir à bout des Olympiques de Hull et affronter le Titan de Laval en finale.
« Mon coach [Gaston Drapeau] ne m’avait même pas fait commencer le premier match de la finale. Il tenait à ce que je me repose un peu parce que j’avais joué tellement de matchs avec des prolongations et tout ça. Ça avait fait beaucoup jaser », a-t-il lancé.
Du monde à la messe !
Bref, l’épopée de 1994 a été différente de celle de 2026, puisque les Saguenéens n’ont perdu que deux matchs dans les présentes séries.
« C’est tellement une belle organisation, il y a tellement d’histoire ! Je suis content que finalement, les Sags aient l’opportunité de gagner une autre finale », s’est réjoui Fichaud, aujourd’hui analyste à TVA Sports.
Le gardien avait brillé à Chicoutimi pour aider les siens à battre le Titan en six matchs, devant des partisans survoltés.
« Le Centre Georges était plein tout le temps comme cette année. Je me souviens que tout le monde avait sauté sur la glace quand on avait gagné. Il y avait des milliers de personnes sur la patinoire. J’avais même eu de la difficulté à sortir de là pour m’en aller dans la chambre », a-t-il raconté en explosant de rire.
Longue disette
Fichaud, qui était devenu le 16e choix au total du repêchage de la LNH par les Maple Leafs quelques semaines plus tard, peine à croire que son ancienne équipe n’a pas savouré la gloire depuis.
« Ça en dit long sur la difficulté d’aller chercher ce trophée-là et sur l’importance d’avoir une belle stabilité. Les Sags l’ont vraiment, cette stabilité, avec Yanick Jean. Ça fait longtemps qu’il est en poste et non seulement il a joué là, mais c’est un gars de la place. Il a bien bâti son équipe », a conclu Fichaud au sujet du pilote, qui était son coéquipier à Chicoutimi il y a 32 ans.