Même si le gouvernement implore la population de ne pas voyager, le député libéral Pierre Arcand, lui, se trouve présentement sous le soleil de la Barbade.
Dans une déclaration officielle transmise mardi, l’ancien ministre dit aujourd’hui regretter sa décision de s’envoler vers les Caraïbes, le 25 décembre dernier.
«Je regrette aujourd’hui cette décision compte tenu de la situation qui prévaut actuellement au Québec et du respect que l’on doit aux travailleurs de la santé», a-t-il écrit.
Pierre Arcand est toujours à la Barbade avec son épouse, Dominique Chaloult, ancienne directrice générale de la télévision de Radio-Canada.
Ils ont fait le choix de s’y rendre, comme ils ne pouvaient fêter avec leurs enfants et leurs petits-enfants cette année, à cause de l’interdiction des rassemblements au Québec.
Trois jours avant de prendre l’avion, ils ont dû se soumettre à un test de dépistage. Sur place, Pierre Arcand et sa conjointe ont encore dû passer un test afin de pouvoir sortir de leur appartement, peut-on lire dans la déclaration officielle.
Le député de Mont-Royal–Outremont a aussi tenu à préciser que la Barbade est l’«un des endroits les plus sécuritaires dans le monde actuellement».
«Sachez que respecterai scrupuleusement les 14 jours de confinement à mon retour et toutes autres consignes de la santé publique», a conclu l’ancien chef intérimaire du Parti libéral.
Celle qui lui a succédé, Dominique Anglade, n’a pas réprimandé son député, bien qu’elle déconseille aux Québécois de voyager à l’étranger à cause de la pandémie.
«Les règles en vigueur le permettent même si nous décourageons vivement les déplacements. En regard de cette situation, il appartient désormais à M. Arcand de s’astreindre scrupuleusement aux règles de quarantaine lors de son retour», a simplement commenté la cheffe du Parti libéral du Québec.
Pas le seul
Pierre Arcand n’est pas le seul élu à être parti à l’étranger, au mépris des avis de la santé publique. Mardi, le «Globe and Mail» révélait que le ministre des Finances de l’Ontario a quitté le pays pour des vacances au début décembre.
Rod Phillips s’est défendu en affirmant qu’il ne serait pas parti s’il avait su à l’époque que son gouvernement allait reconfiner sa province.
Un élu de la CAQ, Denis Tardif, a pour sa part eu droit à un traitement sévère après avoir été filmé il y a deux semaines dans un bar, où il ne respectait ni la distanciation sociale ni le port obligatoire du masque.
Le député de Rivière-du-Loup–Témiscouata a été expulsé du caucus et siège aujourd’hui comme député indépendant.