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L’armée américaine prête à frapper l’Iran dès ce week-end si Donald Trump le décide

AFP

2026-02-18T19:20:27Z
2026-02-19T03:10:00Z

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Les États-Unis mettent en place au Moyen-Orient une imposante force de frappe navale et aérienne, un déploiement militaire massif qui pourrait préparer le terrain à une importante campagne de frappes contre l’Iran.

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Selon CNN et CBS mercredi, l’armée est prête à frapper l’Iran dès ce week-end si Donald Trump le décide.

Le président américain - qui a déjà ordonné des bombardements aériens en juin dernier - a menacé à de multiples reprises Téhéran d’intervention militaire si les discussions en cours n’aboutissent pas à un accord sur le programme nucléaire iranien, après que le président américain a retiré son pays du précédent en 2018 pendant son premier mandat.

La présence d’une « telle puissance de feu (...) dans la région crée une dynamique en soi. C’est parfois un peu difficile de la freiner et de dire : ‘’C’est tout, on ne fait rien ‘’ », explique Susan Ziadeh, une analyste au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS).

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Washington déploie actuellement au Moyen-Orient navires et avions de guerre par dizaines. Et dispose aussi de dizaines de milliers de soldats dans des bases militaires à travers la région, certaines potentiellement vulnérables en cas de contre-attaque iranienne.

Forces navales

L’armée américaine compte actuellement treize navires de guerre au Moyen-Orient : un porte-avions, le Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, neuf destroyers et trois frégates légères, selon un responsable américain, et d’autres se dirigent vers la région.

Le plus grand porte-avions au monde, le Gerald Ford, navigue actuellement dans l’océan Atlantique, en provenance des Caraïbes et en direction du Golfe, après que Donald Trump a ordonné son déploiement dans la région mi-février. Il est accompagné par trois destroyers.

Il est rare que deux porte-avions américains - qui transportent des dizaines d’avions de combat et fonctionnent avec des milliers de marins à bord - soient dépêchés en même temps au Moyen-Orient. C’était déjà le cas en juin dernier, quand Donald Trump a décidé de frappes aériennes contre trois sites nucléaires iraniens pendant la guerre de douze jours déclenchée par Israël.

Forces aériennes

Les États-Unis ont également mobilisé une flotte aérienne d’envergure au Moyen-Orient, selon des comptes X spécialisés et le site de suivi de vol Flightradar24.

Elle comprend des avions de combat furtifs F-22 Raptor, des avions de combats F-15 et F-16, et des avions ravitailleurs KC-135 pour assister leurs opérations.

Mercredi, Flightradar24 montrait plusieurs KC-135 volant au Moyen-Orient ou à proximité, ainsi que des avions radar de surveillance aérienne E3 Sentry et des avions-cargos en activité dans la région.

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Manifestations, menaces, discussions

Donald Trump a multiplié les avertissements face à la répression dans le sang des manifestations massives en Iran en janvier qui, selon des ONG de défense des droits humains, a fait des milliers de morts.

Fin janvier, le président américain a prévenu la République islamique qu’une « armada » était déployée dans le Golfe.

La semaine passée, il a menacé Téhéran de conséquences « traumatisantes » faute d’accord, sur le programme nucléaire iranien en particulier, et a même évoqué ouvertement l’hypothèse d’un renversement du pouvoir.

Donald Trump n’a pas fermé pour autant la porte à un règlement diplomatique.

Iran et États-Unis ont renoué le dialogue le 6 février à Mascate, la capitale d’Oman, après une escalade de menaces de part et d’autre.

Une deuxième session de tractations s’est tenue mardi près de Genève, en Suisse. Téhéran a assuré s’être entendu avec Washington sur « un ensemble de principes directeurs » pour un éventuel accord, mais le vice-président américain, JD Vance, a souligné que l’Iran n’acceptait pas certaines « lignes rouges » américaines.

Les deux parties sont « encore très éloignées sur certaines questions », a confirmé mercredi la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.

« L’Iran serait bien avisé de conclure un accord », a-t-elle insisté, en estimant qu’il existait « de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe » contre Téhéran.

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