Le déconfinement du sport de compétition réclamé

Agence QMI
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Regroupant notamment 66 fédérations sportives provinciales, SPORTSQUÉBEC réclame au gouvernement du premier ministre François Legault la reprise des parties et compétitions sportives d’ici deux à trois semaines, a-t-il indiqué vendredi.
L’organisation a donc joint sa voix à celles d’autres équipes de sport mineur qui se sont exprimées par le biais du mouvement «On veut jouer», lancé il y a quelques jours. Ainsi, elle souhaite que Québec puisse prêter une oreille attentive à ses doléances, surtout que les jeunes peuvent déjà recommencer à pratiquer des activités sportives.
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Selon SPORTSQUÉBEC, le retour des compétitions est essentiel à la santé des athlètes, mais également à celles des entités concernées. L’urgence d’agir est réelle, aux yeux de sa présidente, Julie Gosselin.
«Depuis bientôt deux ans, les athlètes des divers sports n’ont pu compléter une saison normale, n’ont pu compléter leurs séries éliminatoires, vivre les tournois sportifs comme ils doivent être vécus. C’est maintenant le temps de repartir les compétitions si on veut espérer une saison sportive qui se termine sur une bonne note. Nous croyons que tous les sportifs et sportives en ont grandement besoin, a-t-elle indiqué dans un communiqué. C’est maintenant une question de santé mentale chez les athlètes et les membres des organisations sportives, ainsi que de survie des clubs. Il est minuit moins une.»
Des fermetures à prévoir
Selon Mme Gosselin, les effets de la pandémie se font bien sentir et la situation risque de perdurer. Non seulement les athlètes ont eu moins d’occasions de bouger et de s’entraîner pour parfaire leur art depuis mars 2020, mais les fédérations responsables de leur développement ont vu leur nombre d’inscriptions chuter de manière importante. La suite s’annonce incertaine et le retour des compétitions pourrait permettre d’éviter de nombreuses fermetures.
«Du côté des fédérations sportives et des divers clubs, pour plusieurs, les adhésions sont en chute libre. Bon nombre d’organisations sportives risquent de disparaître dans les prochains mois. Une organisation sportive est beaucoup plus difficile à remettre en place par la suite, avec des nouvelles personnes et une nouvelle structure, a souligné la dirigeante. Il en va donc aussi de la survie de plusieurs organisations qui contribuent au développement du sport au Québec.»
Les conséquences de la COVID-19 sont aussi manifestes à l’extérieur des frontières nationales, d’après Mme Gosselin.
«Par ailleurs, en cette période olympique, les impacts d’un arrêt de deux ans de compétition est significatif sur le développement du système sportif québécois et canadien. Notre représentation à long terme sur la scène internationale est compromise. Actuellement, la plupart des Québécois ne peuvent participer et compétitionner avec le même niveau de préparation que les athlètes des autres provinces participant à des championnats canadiens», a-t-elle déploré.