Le déclic de Félix Auger-Aliassime, plus émotif et hargneux


Mylène Richard
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Ce premier quart de finale à Roland-Garros, Félix Auger-Aliassime l’a tranquillement bâti depuis les Internationaux des États-Unis, lors desquels il y a un déclic, selon Valérie Tétreault.
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« C’est peut-être [Alexander] Zverev qui a été l’élément déclencheur », avance la directrice de l’Omnium Banque Nationale de Montréal en entrevue au Journal.
« Quand il joue mal, il joue vraiment mal », avait lancé en septembre l’Allemand au sujet d’Auger-Aliassime.
Le Québécois de 25 ans avait répliqué qu’il pouvait en dire autant de Zverev, avant d’atteindre le carré d’as à New York.
Félix a ensuite joué quatre finales, l’emportant à Bruxelles en octobre et à Montpellier en février.
« Depuis le US Open, il est capable de démontrer un peu plus d’émotions sur le terrain. Ça l’aide à se mettre dans le bon état d’esprit, à ressentir cette espèce de hargne et ce désir de gagner », observe Tétreault.
« Félix est à son meilleur lorsqu’il n’hésite pas, lorsqu’il ne pense pas trop, lorsqu’il est plus sur le pilote automatique à jouer d’instinct, sans avoir de doutes », poursuit l’ancienne joueuse.

Pression
« FAA » est maintenant plus constant dans les grands tournois. Et cette fois, sur la terre battue parisienne, la porte semble grande ouverte pour le quatrième favori du deuxième Grand Chelem de la saison. Il ne reste que lui (6e) et Zverev (3e), dans l’autre portion du tableau, comme membres du top 10 mondial.
« Autant cette une opportunité peut te donner de l’énergie, autant ça peut aussi te figer, parce que soudainement tu sais que c’est possible et ça t’ajoute une certaine pression », note Tétreault.
Mais « ça ne semble pas être le cas », à la lumière de son match de lundi, gagné 6-3, 7-5 et 6-1 face au Chilien d’origine canadienne Alejandro Tabilo, 36e à l’ATP.

Vengeance
Disputer seulement trois manches ne va certainement pas nuire dans cette longue et chaude quinzaine, durant laquelle Auger-Aliassime peut compter sur le soutien de la foule française.
Son prochain test, mercredi, sera l’Italien Flavio Cobolli.
En 2024, la 10e tête de série avait gâché le retour de Félix à Montréal, après les Jeux olympiques de Paris, où il a remporté le bronze.
« S’il se présente à Montréal avec un beau momentum et rempli de confiance, ça va l’aider à croire en ses chances d’aller loin chez lui », suggère Tétreault, qui rêve qu’un Canadien imite en août les exploits de Victoria Mboko, championne l’été dernier.